APPEL AU RASSEMBLEMENT DES PATRIOTES PAR LE RPF.

RPF-V4.122-300x300Le paysage politique français est dévasté. Cela est infiniment plus grave que les émois des politiciens dont la carrière est brisée, l’illusion d’impunité dissipée, la soif de pouvoir, de privilèges et d’argent tarie. Le moment des choix cruciaux, c’est maintenant ! Le Rassemblement Pour la France dont le sigle dit assez qu’il s’inspire du Général de Gaulle souhaite participer à la nécessaire refondation de la politique française. Dans ce but, il lance un appel à tous ceux, qui en dehors des partis politiques qui ont lourdement failli, désirent offrir une alternative au systèma actuel. Cet appel part d’un constat, propose des solutions, et invite à se rassembler tous ceux que le mot France fait encore vibrer, du sacre des rois jusqu’à la fête de la Fédération, au rappel de ses victoires anciennes comme à l’annonce des défis qu’elle saura relever pour peu que ceux qui la dirigent soient à la hauteur de son histoire et de ses espérances. C’est pourquoi, le RPF est présent aux côtés du Siel, et à l’invitation de son Président, Paul-Marie Couteaux pour cette Union des Patriotes, lancée en cette fin de semaine.

Le constat doit être lucide. Il procède,d’abord, d’un regard sur le passé. Depuis 1981, notre pays n’a cessé de s’enfoncer dans le contre-sens et la médiocrité. La démagogie socialiste a cassé l’élan de la Ve République. Elle n’a profité de la stabilité des institutions que pour détruire de manière plus continue les atouts du pays. Celui-ci connaît depuis une course à l’abime des déficits et de l’endettement, tandis que le taux de chômage s’est maintenu à un niveau élevé et inconnu jusqu’alors. A l’exception de la démographie, tous les voyants sont au rouge. Avec ses 56% de dépenses publiques, ses 47% de prélèvements obligatoires, la France est un Etat socialiste qui décourage les entrepreneurs et qui semble privilégier l’alternative de la fonction publique ou de l’assistance. Avec sa logique du contre-sens, le socialisme s’attaque maintenant à la famille, l’un des deux supports de la santé démographique. Il ne restera plus que l’immigration, sans contrôle, afin de dépouiller le pays de son identité. De manière lourdement symbolique, le Louvre a été fermé pour grève. Le personnel ne parvient pas à enrayer la présence massive d’immigrés d’Europe du Sud-Est, dont l’activité « professionnelle » est évidemment la délinquance. Soyons clairs ! les alternances de la prétendue « droite » n’ont rien changé : aucune réforme structurelle n’a été mise en oeuvre par les politiciens actuellement dans l’opposition, habités par un sentiment d’infériorité culturelle par rapport à la gauche, mais avides de pouvoir et dépourvus d’idées et de courage. Ni l’immobilisme radical-socialiste de Chirac, ni l’agitation communicante de Sarkozy n’ont arrêté la chute. De Gaulle a été une exception dans une histoire contemporaine marquée par l’incroyable médiocrité des politiciens français. Ils semblent mettre en application un principe suivant lequel il faut de plus en plus d’élus, de moins en moins responsables. Par tous les côtés, le pouvoir se vide en effet de sa substance : la Souveraineté nationale s’évanouit dans la technostructure européenne, dont l’échec évident justifie aux yeux de certains qu’on lui attribue plus de pouvoir. L’Etat est le principal contribuable local du Mille-Feuille territorial où, seuls, de grands féodaux détiennent de réels pouvoirs, parfois au détriment de la politique nationale comme on l’a vu pour le recrutement des fonctionnaires. La Justice indépendante, mais non élue, a droit aux génuflexions des élus, parfois coupables, mais toujours penauds. La création d’Autorités Administratives Indépendantes, qui doublent l’administration et quelquefois la Justice parachève cette démission collective.

Nos propositions ont une forme, un contenu et un but. Le style de notre action doit être le sursaut. Notre appel est un appel à l’Esprit de Résistance contre l’esprit de facilité. Résister au déclin de la Nation, à l’impuissance de l’Etat, au renoncement à l’identité nationale. Le contenu, c’est, une fois perçu le dilemme entre la révolution et l’effondrement, où nous conduit le Président actuel, d’engager sans tarder les réformes vitales que beaucoup de pays ont eu le courage de réaliser avant nous. D’abord, redonner la parole au Peuple en instituant en France le Référendum d’initiative populaire à la suisse. Puis, démocratiser la Justice, en instaurant l’élection de certains magistrats. Renforcer l’arsenal pénal en y privilégiant le travail. Restaurer notre pleine souveraineté en matière d’immigration. Fonder la nationalité sur le sang et la volonté, non sur l’automaticité du sol et limiter les nationalités multiples, notamment en permettant la déchéance de nationalité pour les double-nationaux délinquants ou criminels. Dans le domaine économique et social, les choix doivent être clairs : L’offre doit l’emporter sur la demande. Le sauvetage de notre industrie et le rétablissement de nos équilibres sont à ce prix. La victoire sur le chômage passe par un regain de compétitivité, non par des aides publiques. La TVA sociale, repoussée par la couardise de l’opposition actuelle et totalement évacuée par la majorité, s’impose. La baisse des charges en compensation de l’augmentation de la TVA devait avant tout financer la politique familiale. Il faut maintenir et amplifier celle-ci, en privilégiant la famille traditionnelle, en repoussant les aberrations anthropologiques aujourd’hui à la mode, et en donnant à la famille les moyens de s’épanouir dans la véritable égalité des deux sexes complémentaires. De même les hoquets législatifs de la prétendue « droite » et la démagogie de la gauche n’ont pas résolu le problème du financement des retraites. Le modèle suédois fondé sur le cumul de points indexés notamment sur l’espérance de vie est la bonne et définitive solution. L’inégalité scandaleuse entre le public et le privé doit cesser. Le statut de la fonction publique qui compensait l’infériorité des rémunérations et garantissait l’indépendance est devenu un privilège désuet qui bloque la mobilité sociale et décourage le risque d’entreprendre chez les jeunes. Anachronique aussi,  le Département doit disparaître. Les Régions sont-elles une menace pour l’unité nationale ? Evidemment non, si nous avons le courage de remettre totalement en cause la dérive européenne, ce diplodocus au cerveau de pois chiche, incapable de prévoir et a fortiori de résoudre les crises, marché-passoire ouvert au monde dans lequel politiquement et militairement, il n’est plus qu’un zombie à la remorque des Etats-Unis. L’Euro, c’est-à-dire le Mark sous-évalué au détriment de toutes les autres monnaies, et notamment la nôtre devait être une solution. C’est devenu le problème. L’esprit de facilité de nos gouvernants était autrefois financé par les dévaluations. Il l’est maintenant par les déficits, la dette et le chômage ! Que l’Europe soit un marché commun, qu’une monnaie commune aux parités revues soit possible entre les pays du premier cercle, mais la course du canard sans tête vers l’élargissement et l’approfondissement doit cesser. La France n’a rien à faire dans une technocratie dont l’identité se dessine avec la gomme qui efface la Nation, la religion chrétienne et la langue française au profit de l’Anglais. Le but de notre démarche c’est bien sûr de redonner à la Nation française toute sa place. Des pays plus petits la trouvent sans se renier. Le Qatar nous rachète pièce par pièce. Singapour aligne les meilleurs résultats économiques du monde. La Suisse, malgré son Franc est exportatrice. Les pays scandinaves ajoutent de meilleures performances économiques à une protection sociale comparable à la nôtre. Ce n’est pas une question de taille, mais de gouvernance. La France a une population plus nombreuse que celle de ces pays, et elle s’accroît. Elle jouit d’une attractivité touristique et culturelle formidable. Elle est le pays du luxe, où stupidement on prétend détester les riches. Elle a fait des choix positifs dans le domaine énergétique et dans celui des infrastructures, avant 1981. Pour peu qu’elle retrouve cet état d’esprit en abandonnant l’absurde principe de précaution, et en exploitant le gaz de schiste, elle peut à nouveau devenir un modèle de réussite.

Tel est notre but. La Nation n’est pas un obstacle. C’est un vecteur ! C’est le seul moyen de réaliser une démocratie où le peuple est réellement souverain, où il garde la capacité de décider de son destin et des moyens d’assurer le bonheur de ses membres. La coopération des peuples est indispensable, mais ce n’est pas en les niant et en diluant les Etats qui les représentent, qu’on la rend possible et efficace. Patriotes du monde entier, unissez-vous, ai-je envie de dire pour conclure. Commençons d’abord par réunir les patriotes français. Voilà le message en forme de missile sur la lamentable caste politique de notre pays qu’il faut lancer aujourd’hui !

 

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6 commentaires

  1. Courouve - 12 avril 2013 17 h 08 min

    Au Louvre comme dans les cages d’escalier de Marseille, il semble que la police ait démissionné.

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  2. Thibault Loosveld - 12 avril 2013 20 h 32 min

    @ Monsieur le Député:

    1) Nicolas Sarkozy voulait-il vraiment du référendum d’initiative populaire ou était-ce seulement pour obtenir votre voix afin de faire adopter la révision constitutionnelle de juillet 2008 ?

    2) En étant privé d’investiture pour les élections sénatoriales de septembre 2011, Simon Loueckhote paya pour la quasi-disparition en mai 2009 de la droite aux élections provinciales dans les îles Loyautés, îles dont les listes électorales avaient été truquées dès le mois de septembre 2008. De fait, lorsque Jacques Lafleur était aux affaires, le président de la province sud allait vérifier une fois par mois les registres électoraux des mairies indépendantistes. On sait que le courageux Pierre Frogier proposa de hisser le drapeau du FLNKS mais préféra ensuite fuir le scrutin universel direct en se réfugiant au Sénat. Dans l’UMP de Jean-François Copé, il y a donc deux poids et deux mesures quand il s’agit de désigner les candidats…

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  3. kerneilla - 12 avril 2013 23 h 21 min

    D’accord avec votre appel;
    J’ai quelques compétences (Sc Po, Doctorat Sc de l’info…), et du temps…comment puis-je participer?

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  4. Liub - 14 avril 2013 5 h 44 min

    même si vous effacerez mon post, au moins il passe à votre lecture… vive la liberté d’expression et la démocratie, n’est-ce pas Monsieur l’ancien Député de la République Française … Puisque pour quelques instants mes écrits seront visibles, je tiens tout d’abord à dénoncer votre non condamnation des exactions commises dans les rues de nos villes par des voyous qui s’auto-proclament « propriétaires de la France et de son Histoire », comme si tout le peuple de France était à leurs côtés. Moi aussi je suis élève de l’école de Jules Ferry, et j’ai appris mes origines avec les images entre autre de Saint Louis rendant la justice sous le chêne. Alors, s’il vous reste encore un peu de respect pour la différence des citoyens que nous sommes et que vous nous reconnaissiez encore le droit de n’être pas d’accord avec vos idées, vous devez condamner le plus fermement possible la haine qui envahie nos rues ! Mais vous ne le ferez pas, car vous faites parti de ces gens qui appellent à la révolte … Le RPF est-il donc un nouveau parti d’extrême droite ? Vous écrivez sur le site « Nouvelles de France », vous recherchez donc à rallier les aigris de la République mais bien pire, ses ennemis de toujours, les royalistes et autres catholiques extrémistes, les Vendéens et autres caricatures revanchardes. Notre appel est un appel à l’Esprit de Résistance contre l’esprit de facilité. Vous écrivez : »Résister au déclin de la Nation, à l’impuissance de l’Etat, au renoncement à l’identité nationale. » résister… en fait vous chevauchez sur des mots lancés par la MPTous, par F.B. la bien sur-nommée, et vous participez ainsi à cette vague nauséabonde qui tend à faire « la révolution » du printemps français en image à celle des pays arabes. Et votre RPF serait le parti tellement attendu ! Douce plaisanterie … Bon, j’ai suffisamment écrit, j’ai autre chose à vivre, et puis vous effacerez ce message comme vous le fîtes pour les précédents, vive la démocratie vannestienne.

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  5. Frédérique - 18 avril 2013 13 h 21 min

    C’est bien gentil d’envoyer un appel au rassemblement, mais moi, cela fait déjà plusieurs courriels que j’envoie au RPF pour avoir des précisions sur des clauses de l’adhésion et je n’ai eu aucune réponse en 6 mois (la dernière remonte à une semaine), c’est décourageant à la fin.

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  6. Thibault Loosveld - 18 avril 2013 21 h 01 min

    @ Monsieur le Député:

     » Pour peu qu’elle retrouve cet état d’esprit en abandonnant l’absurde principe de précaution, et en exploitant le gaz de schiste, elle peut à nouveau devenir un modèle de réussite.  »

    En 2012, 39 % du pétrole produit de la roche-mère dans le gisement de Bakken (Montana, Dakota du Nord) aura été brûlé sur place ! Or, la combustion du pétrole produit des gaz à effet de serre et ces derniers n’auraient pas été émis si Barack Obama n’avait pas annulé, par calcul électoral, le pipeline Keystone XL. Pour la gauche américaine, le principe de précaution concerne en réalité l’Impeachment et pas du tout l’environnement !

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