1984 ou Le Meilleur des Mondes ?

Le nourrisson enlevé à la maternité de Nancy, le petit Lucas, a été retrouvé grâce à la vidéosurveillance installée sur le tramway de cette ville. Une femme, très jeune, mais vivant déjà en couple avec un « compagnon », avait été jusqu’à enlever l’enfant d’un autre couple pour satisfaire un désir de maternité. Pendant ce temps, dans sa fureur idéologique, le PS débat de l’introduction de la Procréation Médicalement Assistée dans la loi de dénaturation du Mariage. Ces évènements appellent de ma part trois réflexions.

D’abord, j’ai toujours été frappé par l’hostilité de la gauche au développement des techniques nécessaires à la lutte contre la délinquance, que la science  rend de plus en plus efficaces. La vidéoprotection, mais aussi les fichiers et leur croisement éventuel, l’utilisation des analyses d’ADN, ou encore l’instauration d’un registre national, qui sont utilisés dans d’autres démocraties européennes n’ont jamais manqué de soulever les protestations de la gauche au nom de sa curieuse conception de la liberté. Curieuse liberté,en effet, que celle des délinquants et des fraudeurs au détriment de celle des autres ! Je me souviens avoir, dès les premiers débats, dit à une collègue socialiste que, si elle avait à craindre quoi que ce soit de la présence d’une caméra dans la rue, mon propre comportement public me donnait toute tranquillité. Notre société par les extraordinaires moyens de communication qu’elle a élaborés offre une liberté de circulation des personnes, des biens et de l’argent qui exige un contrôle qui en compense les dangers, et qui est d’ailleurs étroitement limité par la loi. Néanmoins, les socialistes continuent à brandir 1984 et Big Brother pour effrayer la place des Vosges et faire s’étrangler les lecteurs de Libération et du Nouvel Obs. Ils n’oublient qu’un détail : Orwell, qui était intelligent, avait perçu les dangers du communisme et les dénonçait pour les avoir vécus. Il ne faisait pas partie des compagnons de route dont la gauche française est l’héritière. 1984, c’est la dictature stalinienne qu’aimait Aragon et que n’a pas condamnée Sartre, ce grand admirateur des dictatures communistes exotiques. La démocratie, l’Etat de Droit ont eux le devoir de se doter d’armes au moins égales à celles qui menacent la sécurité de leurs citoyens.

Curieusement, à gauche, c’est le Meilleur des Mondes qui est pris au pied de la lettre. Lutte des genres et féminisme obligent : Big Brother, NON ! Big Mother, YES ! Un monde normalisé, à la sexualité libérée, fonctionnelle et protégée, aux rapports adoucis au besoin par la drogue, aux enfants « fabriqués », une vie purement matérielle, depuis la naissance artificielle jusqu’à la mort douce : le cauchemar d’Huxley n’est pas éloigné du  rêve du programme socialiste. Certes, il n’y a pas l’inégalité, mais on peut compter sur l’hypocrisie de la machine scolaire pour la produire « en douce » à la mesure des dysfonctionnements du système que certains connaissent et évitent. La confusion entre la liberté et la transgression est la clef du prétendu progrès sociétal socialiste : transgression des comportements culturels nationaux, de la morale, du sacré, de l’anthropologie, de la nature. Il faut sévir sur le tabac et l’alcool, mais pas sur la drogue. Le mariage est désuet, mais il faut l’ouvrir aux homosexuels. La vie d’un assassin doit être protégée, mais pas celle d’un enfant à naître, ni celle d’un vieillard déprimé. L’Anthropologie est fondée sur l’altérité et la complémentarité des sexes qui tissent les échanges matrimoniaux, mais la gauche nous plonge dans la confusion des genres. Enfin, par une curieuse contradiction, la gauche se veut pleine de précautions lorsqu’il s’agit de maîtriser les atomes ou les OGM, mais est prête à négliger les limites naturelles de la procréation dans l’espèce humaine.

Une telle attitude est révélatrice d’un anti-humanisme profond. Il ne peut y avoir d’humanisme que  dans le cadre d’une pensée spiritualiste, qui confère à l’homme cet esprit, qui l’élève au-dessus du reste de la Nature et trace autour de lui une frontière invisible qu’on appelle le sacré. Les propos scandaleux de Bergé rapportés par le Figaro et par Nouvelles de France ont le mérite d’indiquer clairement de quel côté de cette ligne se situent les projets actuels : « Je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? » La différence est claire. L’Enfant n’est pas une chose que l’on produit pour répondre aux désirs du marché. Le fait que le socialisme rejoigne le libéralisme mercantile ne nous étonne pas. Ce sont les jumeaux nés déjà de deux « pères » : le matérialisme et l’individualisme ! Ce n’est ni notre conception de la Liberté, ni notre conception de l’Homme !

8 commentaires

  1. Frédérique - 28 décembre 2012 15 h 39 min

    Tout cela, au fond n’est dû qu’à une interprétation érronée de notre devise, « Liberté, Égalité, Fraternité ». Egalité, étant l’égalité des chances que donnait la République et non l’égalité des hommes, par nature impossible puisque nous naissons tous différents physiquement et dans des contextes sociaux différents. Ceux qui ont pensé cette devise ne devaient pas avoir idée des dégâts qu’elle causerait 200 ans plus tard, sinon je suis sûre qu’ils auraient formulé cela autrement.

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  2. Antoine - 30 décembre 2012 2 h 50 min

    Bonsoir M. Vanneste,

    J’aimerais revenir sur les problèmes d’insécurité et sur les moyens de la faire baisser. J’ai longtemps été de votre avis, c’est-à-dire que j’estimais qu’il fallait utiliser tous les moyens technologiques disponibles pour assurer la sécurité. J’estimais que cela ne me dérangeais pas d’être filmé si je n’avais rien à me reprocher.

    Mais je commence à évoluer sur ce point, et l’idée d’être observé ou « fliqué » 24H/24 m’est de plus en plus insupportable. Il ne faudrait pas qu’au nom de la sécurité nous en soyons réduits à être suivis (contrôlés) en permanence. Je pense que la sécurité peut être le prétexte au développement d’une société « dictatoriale » comme Orwell le décrit dans 1984, justement. « On contrôle où vous allez, ce que vous faites, ce que vous lisez, mais c’est pour assurer votre sécurité… ». Et cela me choque d’autant plus que jamais dans l’histoire longue de France le taux d’homicides n’a été aussi bas (il semble que nous soyons à des niveaux légèrement supérieurs à ceux des années 70, mais bien en dessous de ceux des XVIII et XIXème siècle).
    Donc voilà, c’est un sujet qui m’interpelle: sécurité assurée par l’Etat oui ‘d’autant plus que ce sont les plus modestes qui souffrent de l’insécurité), mais attention aux moyens que l’on se donne pour y arriver.

    Je suis totalement en accord avec ce que vous dites dans le reste de votre post.

    Cordialement,

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  3. Frédérique - 2 janvier 2013 10 h 19 min

    Je suis d’accord avec Antoine, le « flicage » par les camèras n’est qu’une aide bien modeste pour les policiers, on voit rarement la tête des délinquants, mais peut être un moyen de contrôler facilement le peuple, s’il venait à avoir des envies de révolte. Plus de fonctionnaires de police bien formés, déployés dans les quartiers difficiles, plutôt qu’à la protection des quartiers riches et des personnalités qui ont les moyens de se protèger seraient sûrement plus efficace.

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  4. Léa - 5 janvier 2013 12 h 36 min

    Contrairement à Antoine (du post précédent), des caméras dans la rue me donneraient une grande sensation de sécurité, surtout si elles étaient là pour soutenir une politique de tolérance zéro. Je retrouverais le plaisir de sortir le soir, à pied, sans avoir à regarder par-dessus mon épaule.
    Notre différence tient peut-être au fait que je suis une femme, outre qu’il vit probablement dans un lieu plus sûr que le mien.

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  5. Léa - 5 janvier 2013 22 h 02 min

    Ah, oui : Monsieur Vanneste, vous avez parfaitement raison de souligner que la gauche actuelle, post-soixante-huitarde en particulier (même si les racines de cette pensée sont plus anciennes) confond liberté et transgression, tout comme elle confond désir individuel (voire caprice) et droit.

    Elle a oublié, ou choisi d’ignorer les avertissements de quelques-unes des icônes dont elle se réclame quand ça l’arrange, comme Freud qui disait que l’histoire de l’homme est celle de ses interdits, ou, en d’autres termes, que ce sont les interdits fondateurs (inceste, abus sexuel sur enfant, meurtre, etc) et son auto-répression sexuelle qui font que l’homme est homme.

    Un exemple de la perte de repères de notre société quant aux valeurs éthiques humaines : il y a quelques semaines, plusieurs sites de news passaient un article sidérant sur la « bonne santé psychologique » des actrices de porno, un comble quand on sait que ces filles ont une espérance de vie moyenne de 34 ans.

    Vérification faite, l’étude provenait du « Journal of sex research », un torchon publié par la « Society for the Scientific Study of Sex », une assocation menée par d’ex-assistants d’Alfred Kinsey, l’entomologiste devenu célèbre dans les années 50 pour son « Kinsey Report » sur la « sexualité humaine » et dont il s’est ensuite avéré qu’il était lui-même bisexuel, sado-masochiste et pédophile, qu’il harcelait sexuellement ses chercheurs et qu’il licenciait ceux dont les résultats ne correspondaient pas à ses attentes.
    Le rapport Kinsey, avec ses allusions à une relation entre sexualité enfantine et adulte, a été responsable, lors de sa sortie, d’une vague d’agressions pédophiles : donnez une autorisation de passage à l’acte à certains et il ne leur en faudra pas plus pour vous prendre au mot.

    J’imagine qu’un homme aussi cultivé que vous sait déjà tout sur l’affaire Kinsey telle qu’elle été dénoncée dans les médias américains, en particulier pour la façon dont Kinsey recueillait ses « données » sur la sexualité des enfants : chez des pédophiles incarcérés.

    Or, la « Society for the Scientific Study of Sex », qui, donc, publie aujourd’hui le « Journal of sex research » (et dont l’un des membres du comité directeur, Vern Bullough, a été rédacteur en chef de « Paidika: The Journal of Pedophilia ») a entamé une campagne de promotion autour d’une sexualité « épanouissante » copiée des bonobos (si, si), en oubliant que :
    -les bonobos sont des singes. Mignons, amusants, mais des singes quand même.
    -les bonobos « hippies » pris en exemples n’adoptent leur stratégie d' »amour libre » que sous le stress de la captivité. Ce n’est pas leur comportement naturel : en liberté, ils sont aussi agressifs que n’importe quel chimpanzé, voire encore plus.
    -l’intelligence du plus brillant des bonobos équivaut, au mieux, à celle d’un enfant de deux ans, et son empathie à celle d’une huître.
    -les bonobos ne développent pas d’états traumatiques liés à la domination sexuelle des uns sur les autres. Les humains, si.

    Tous ces apologistes d’un sexe « sans tabous, sans freins » et sans gouvernail éthique tendent effectivement vers une déchéance du statut d’humain. Ils le disent eux-mêmes sans se rendre compte des implications de leurs propos : Darwin à l’envers…
    La gauche, qui applaudit à tout ça sous prétexte de « liberté » devrait se reprendre. Elle fonce vers le bas.

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  6. Thibault Loosveld - 7 janvier 2013 18 h 18 min

     » Pendant ce temps, dans sa fureur idéologique, le PS débat de l’introduction de la Procréation Médicalement Assistée dans la loi de dénaturation du Mariage.  »

    http://times247.com/articles/historical-notes-find-hitler-took-female-hormones

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  7. Christian Vanneste - 11 janvier 2013 7 h 56 min

    Je suis très surpris de la réaction de Frédérique. D’une part, il n’y a pas de distinction à faire entre les riches et les pauvres en matière de sécurité. Les premiers risquent d’être visés parce qu’ils sont des proies plus tentantes, les seconds, parce qu’ils sont plus vulnérables. Mais la visite à l’Hôpital d’un couple aisé et âgé torturé toute une nuit m’a définitivement délivré des considérations sociales dans ce domaine. Il faut identifier les délinquants et réprimer sévèrement la délinquance !
    La multiplication des policiers à 35h, moins les récupérations (nuits, jours fériés, etc.) est une blague impayable au sens propre du terme. De plus, une mémoire humaine d’un homme dont le métier n’est plus suffisamment respecté est moins performante que l’enregistrement numérique de plus en plus efficace et qui peut être connecté à des fichiers. La liberté exige que les armes qui la défendent soient à la hauteur de celles utilisées par ceux qui la menacent, et même un peu au-dessus !

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  8. Thibault Loosveld - 6 avril 2013 14 h 44 min

    Et à tous les gens lettrés ayant apprécié le livre 1984 de George Orwell, nous conseillons la nouvelle fiction écrite par des juges, cette fois en Polynésie française :

     » Gérard Davet et Patrice Lhomme ont bien rentabilisé leur séjour en Polynésie. Outre le dernier article sur la politique locale dans le Monde, ils viennent de publier un nouvel article sur les querelles entre magistrats et l’ambiance  » délétère » qui règne au palais de justice de Papeete qu’ils nous ont fait parvenir en exclusivité avant même sa parution.

    Comment juger en toute sérénité les citoyens quand le torchon brûle entre les uns et les autres. Entre le parquet et le siège ? Quand les magistrats commencent à s’épier entre-eux, c’est que la justice est malade…Nous avions évoqué ce mauvais climat dans un de nos éditos, les journalistes du Monde qui lisent Tahiti Today ont mis les pieds dans le plat du tribunal.

    Au tribunal de Papeete, une enquête judiciaire sème le trouble entre magistrats

    Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme

    Papeete, Envoyés spéciaux. Au palais de justice de Papeete, capitale de la Polynésie française, l’ambiance est délétère. Plusieurs magistrats ont décidé de saisir officiellement la garde des sceaux, Christiane Taubira, des graves dysfonctionnements qui, selon eux, affectent le tribunal.

    Dans un courrier au vitriol adressé à la chancellerie, et dont une copie a été expédiée à l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), l’organisation à laquelle ils appartiennent, l’un d’entre eux, le substitut André Frémont, dénonce la cabale dont plusieurs de ses collègues et lui-même seraient victimes. Ces magistrats devaient par ailleurs être entendus à Tahiti, jeudi 4 avril, par une mission d’inspection judiciaire dépêchée à la cour d’appel de Papeete.

    Les magistrats « frondeurs », qui estiment être injustement dans le collimateur du procureur de Papeete, José Thorel, et de deux juges d’instruction, Jean-François Redonnet et Philippe Stelmach, sont des figures du palais de justice. Il s’agit de la présidente du tribunal correctionnel, Marie-Claude Pena, d’un substitut général, Jean-Pierre Belloli et donc d’André Frémont. Ce dernier, âgé de 65 ans, est sans doute le plus virulent. Il affirme être la cible d’un détournement de procédure destiné à l’impliquer, ainsi que certains de ses collègues, dans une affaire de corruption visant l’homme d’affaires Bill Ravel. Ils craignent de se voir reprocher leurs relations amicales avec M. Ravel, immortalisées par des photos aux mains des juges.

    RECENSEMENT DE COMMUNICATIONS TÉLÉPHONIQUES PRIVÉES

    Dans sa lettre à la ministre de la justice, datée du 12 mars, André Frémont assure ainsi être, « depuis maintenant une année, l’objet d’un harcèlement de la part de collègues, juges d’instruction, ainsi que [du] procureur de la République de Papeete ». « Sous des prétextes les plus divers et sans aucun fondement, mon nom, ainsi que celui d’autres magistrats, apparaît dans des procédures judiciaires qui ne me concernent nullement », écrit M.Frémont, qui ajoute : « On s’est permis de faire procéder à un audit de mes comptes auprès de ma banque et de procéder à des enquêtes chez toutes les agences de voyages pour vérifier mes déplacements et ce à mon insu le plus total, faisant peser sur moi une présomption de culpabilité. » « Je souhaite faire réserve de mes droits et bénéficier de la protection statutaire », conclut le magistrat.

    Dans un courrier adressé cette fois au président de l’USM, également le 12 mars, M. Frémont se fait plus précis sur l’enquête poussée dont il est l’objet : « Il m’a été confirmé, par le procureur général lui-même, qu’à mon insu, des investigations complètes avaient été réalisées, pour des raisons qui m’échappent, sur l’ensemble de mes comptes bancaires, s’agissant pourtant de comptes joints, et que des perquisitions opérées chez des tiers visaient exclusivement à me mettre en cause dans des dossiers qui ne me concernent nullement. »

    Le magistrat évoque notamment des « photos prises dans les lieux publics ou réunions auxquelles assistaient des personnes ultérieurement visées par des procédures » et le « recensement de communications téléphoniques dans le cadre de [son] activité et privé ».

    « FAIRE LE MÉNAGE »

    « L’affaire Ravel », la procédure qui sème la zizanie au palais de justice, fait partie des nombreux dossiers ouverts pour « corruption » par le procureur de Papeete depuis sa nomination à Tahiti, en 2009. Nommé par Nicolas Sarkozy pour « faire le ménage » et notamment faire tomber l’ancien président du gouvernement polynésien, le chiraquien Gaston Flosse, José Thorel s’est fait beaucoup d’ennemis sur l’île, où on lui reproche ses méthodes expéditives, et au sein même du tribunal. Il n’a pas répondu aux sollicitations du Monde.

    Riche homme d’affaires, Bill Ravel a été mis en examen en novembre 2012 pour « corruption active » et « trafic d’influence » par les juges Redonnet et Stelmach, qui lui reprochent d’avoir acheté la paix sociale dans certaines de ses sociétés en versant des pots-de-vin à un leader syndicaliste, Cyril Le Gayic – poursuivi pour « corruption passive ».

    Or, au cours de leur enquête, les juges ont saisi des photographies sur lesquelles l’on voit M.Ravel en compagnie de nombreux notables locaux, dont certains magistrats en poste à Papeete, invités à déjeuner dans sa luxueuse propriété située sur les hauteurs de Tahiti. Parmi eux, MM. Frémont et Belolli et Mme Pena, mais aussi Jacques Lefort, avocat général, ainsi que François Deby et Jean Bianconi, lorsqu’ils étaient respectivement procureur général et procureur de Papeete.

    Soupçonnant une collusion, les deux juges ont récemment obtenu du procureur un réquisitoire supplétif pour « corruption », et donc mené des investigations, en toute discrétion, sur les comptes bancaires des magistrats suspectés. Dans une note adressée en mars au parquet général, M.Frémont admet avoir, « entre 2008 et 2009, été amené à déjeuner deux fois au domicile de M. Ravel », mais n’avoir « jamais eu connaissance d’une quelconque mise en cause » de ce dernier dans une procédure pénale. Il soupçonne le procureur et les deux juges de vouloir profiter de cette histoire pour se débarrasser de magistrats dont ils se méfient. M. Ravel, interrogé par Le Monde, a certifié que « ces magistrats, reçus le dimanche à déjeuner, ne parlaient jamais d’affaires liées au tribunal ». « 

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