« MARIAGE »: REFERENDUM !

Les manifestations contre le « prétendu mariage » entre personnes de même sexe se multiplient, notamment aujourd’hui, tandis que les sondages évoluent positivement contre cette absurdité et plus encore contre l’adoption par des homosexuels. Simplement, il serait souhaitable qu’il n’y ait aucune polémique, mais au contraire, une totale unité de la mobilisation. On peut s’opposer au projet pour des raisons confessionnelles, mais c’est peu pertinent contre un Projet de Loi dans une République laïque. On peut vouloir à tout prix faire moderne, mais accepter le lexique des adversaires n’est pas le meilleur moyen de faire gagner son camp. L' »homophobie » est l' »hérésie » de nos inquisiteurs inversés de l’époque post-moderne, la « resucée » du »crime-pensée » d’Orwell, le « péché » des innocents à vie de naissance, bref un vilain mot liberticide. De plus, il ne veut rien dire. Etymologiquement, il désigne la peur pathologique du même (la peur d’un homme pour un autre homme ?) et son contraire, l’hétérophobie serait un intéressant synonyme de racisme ( la peur de l’autre ). Il faut avoir atteint un niveau stratosphérique de la connerie pour l’utiliser, tant la ficelle est grosse : selon la tactique du coucou, ce mot s’est logé dans le nid du mot racisme, en faisant oublier, que s’il est condamnable de reprocher à quelqu’un d’être né, il  n’est pas acceptable qu’on empêche une personne d’exprimer un jugement moral sur des comportements. Ce n’est qu’une opinion. Plus profondément, la violence est condamnable. L’appel à la violence l’est aussi. L’intention ou l’idéologie qui les engendrent ne devraient rien y ajouter, car alors la Justice tombe dans le piège de l’inquisition ou du tribunal politique.

Cela dit, cette folie législative confond le progrès avec la destruction du fondamental et témoigne par là du danger mortel que représentent l’idéologie gauchiste des uns et peut-être le cynisme politicien des autres, ravis de botter en touche sociétale la patate chaude d’une situation économique calamiteuse. Les arguments qui s’y opposent ont un poids considérable : d’abord celui de l’ANTHROPOLOGIE contre les idées à deux sous des midinettes. Le mariage n’est pas la reconnaissance sociale d’un sentiment. Celui-ci est d’ordre privé. Comme le disait Brassens, il n’a pas besoin de parchemin. L’échange matrimonial est l’élément le plus structurant de l’Humanité : il appelle, de manières diverses, deux « autres », un homme et une femme, venant de deux groupes (pas d’inceste) à s’unir pour fonder une famille, et déterminer une filiation, voire assumer une éducation. L’union de deux « mêmes » peut répondre à une satisfaction physique, compréhensible chez un être dont le gros cerveau est enclin à la complexité, à l’innovation et au jeu. Elle peut aussi correspondre à des émois sentimentaux plus ou moins durables, mais tout ceci est intime et ne concerne en rien la société. Celle-ci n’a que deux  intérêts : sauvegarder sa pérennité dans le temps par la succession des générations et maintenir la solidarité la plus solide et la plus proche, faute de quoi, la puissance publique devrait s’occuper de tout. Mais, n’est-ce pas ce dont certains rêvent ?

Le mariage n’est pas qu’un contrat : le notaire y suffirait. C’est une institution. Les enfants à naître y ont une place essentielle, même si par bienveillance, on marie des personnes qui ne sont plus en âge d’en avoir. L’article 213 est explicite : « Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille, ils pourvoient à l’éducation des enfants et préparent leur avenir ».  L’article 220, dont la lecture est plus récente précise que l’autorité parentale a pour but « l’intérêt de l’enfant. » C’est dans ces termes que réside le second grand argument. L’intérêt des enfants c’est d’abord l’équilibre des deux modèles qui composent dans toute société, avec bien des variations, le thème universel du Yin et du Yang, du féminin maternel et du masculin paternel. Dans les sociétés matrilinéaires, c’est le frère de la mère, d’accord, mais il existe. Au secours, Jung ! Au secours Lévi-Strauss, ils sont devenus fous. Des barbares délirants veulent effacer l' »anima » et l »animus », détruire les structures de la parenté, noyer la diversité du tissage de la nature et de la culture dans la confusion des genres, dans le chaos des comportements et des symboles.  Tout enfant a le droit de construire sa personnalité, mais il ne peut le faire sans pères ni repères. L’enfant a des droits, ceux d’une personne. Ce n’est pas un bien dont l’adulte pourrait revendiquer la possession, exigeant même que la technique, soit au service de ce désir, au mépris de toute limite naturelle. L’enfant a droit à la reconnaissance de sa filiation que seule peut lui accorder la présomption de paternité, dans le cadre du mariage d’un homme et d’une femme. L’enfant doit avoir le droit à un père et à une mère pour son équilibre et sa sécurité. L’enfant ne doit pas être étouffé par une volonté trop grande de prouver son affection dans une relation illisible pour lui. L’enfant adopté a besoin de deux parents, un père et une mère. Alors que beaucoup de couples sont en attente insatisfaite, est-il raisonnable, par idéologie d’introduire une adoption homosexuelle ?

Le gouvernement veut passer en force pour satisfaire ses ultras, et obtenir un « succès ». Une majorité de circonstance et passagère n’a pas la légitimité pour remettre en cause une donnée fondamentale de l’humanité ni pour compromettre l’égalité des enfants devant la vie. Ce texte ne doit pas passer, car il est à craindre comme l’a dit avec jubilation F. Hollande, que la droite molle de l’opposition n’ose pas comme d’habitude annuler les réformes de ses adversaires, si elle revient au pouvoir. Cette question exige, à l’évidence, un Référendum !

3 commentaires

  1. patrice lamy - 21 novembre 2012 8 h 34 min

    Il ne faut pas tout mélanger la constitution de 1792 déclare que le mariage est un contrat civil point barre , de toute façon ces affaires sociétales sont des nuages de fumée et avec ce genre de papier vous tombez dans le piège

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  2. Frédérique - 23 novembre 2012 21 h 02 min

    Montesquieu et les causes de la chute de Rome:
    Les mœurs corrompues par la trop grande richesse de certains, par l’excès de luxe et d’opulence a entraîné des inégalités sociales insupportables.
    La société uniquement soucieuse de s’amuser et la dépravation des mœurs, source de dénatalité, a longtemps occupé les esprits. Ainsi, de nombreux spectacles sont organisés pour satisfaire le peuple qui réclame « du pain et des jeux » dans des arènes immenses.
    La corruption des fonctionnaires, la crise économique et sociale qui a atteint l’Empire romain n’a guère permis d’enrayer « la corruption de l’esprit public »….

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  3. Julie - 26 novembre 2012 22 h 41 min

    Non, Mr Vanneste, vous ne tombez pas dans le piège. Les enfants, qui ne peuvent pas se faire entendre, ont besoin d’autant de voix que possible pour parler en leur nom.
    Je ne doute pas que vous soyez écouté par bon nombre de gens. Merci d’en rallier le plus grand nombre possible pour défendre leurs intérêts.

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