GAI! MARIONS NOUS !

Le rouleau compresseur médiatique s’est à nouveau mis en branle. La pensée unique déverse sa désinformation à jet continu : le « mariage » pour tous ! Telle est la préoccupation première des Français ! Sans revenir sur l’aberration anthropologique fondamentale en quoi consiste cette revendication absurde, il est intéressant d’en mesurer la dimension politique.

A court terme, le but est transparent. La situation économique est désastreuse  : les incantations présidentielles sur la croissance ont autant d’effet sur celle-ci que les danses de la pluie. Le chômage continuera son ascension, les emplois financés par l’argent public et l’augmentation des prélèvements obligatoires accéléreront le processus. L’aveuglement idéologique de la gauche alternant avec la lâcheté hypocrite de la « droite », la seule constance de notre pays, c’est son inconstance, c’est l’insécurité juridique et fiscale qui fait fuir les personnes comme les activités. Alors il faut détourner l’attention du gibier électoral, il faut parler d’autre chose, il faut faire retentir les tambours de bronze !

Cette préoccupation du court terme est plus profondément le vice des démocraties lorsqu’elles ne sont pas équilibrées par le conservatisme salutaire, vital, de la tradition culturelle, du bon sens populaire et des institutions. On ne pourra jamais expliquer la calamiteuse politique française de l’entre-deux guerres autrement que par l’instabilité gouvernementale. On ne peut aujourd’hui trouver d’autre cause à l’impuissance politique, que le principe du « NIMTO », « not in my term of office » qui a empêché Sarkozy de supprimer l’ISF ou d’instaurer la TVA SOCIALE, et d’ailleurs aussi d’instituer le « mariage » entre des personnes de même sexe tandis qu’hypocritement il accordait l’égalité fiscale entre les « pacsés » et les mariés. Autrement dit, il n’a pas eu cette attitude pour des raisons fondamentales, mais par calcul politicien. Et c’est dans le même souci que la gauche pousse les feux, cette fois non seulement pour que cette absurdité soit votée dans ce mandat et avec la certitude que la « droite » inconsistante n’y reviendra pas, mais aussi avec le premier avantage de faire un certain nombre de « 20 heures », et, pour commencer, celui où on annonçait la reculade du gouvernement sur PSA. La maxime du court-termisme devient désormais « Tout pour le 20 heures » !

Mais il y a un second avantage. Sur cette question, la gauche fera semblant d’être unie et l’opposition va se diviser. La désinformation univoque des médias va déployer sa palette multicolore pour n’offrir qu’un seul paysage : à gauche et vers l’avenir, des « couples » accueillants et  sympathiques, biberonnant leurs enfants, et dont l’extrême rareté ne sera jamais mentionnée, avec en arrière plan LES associations, représentants ô combien légitimes de la volonté populaire, venant apporter leur indiscutable caution et leurs regrets que TOUTES les revendications ne soient pas encore satisfaites ; à droite, dans la pénombre qui annonce le crépuscule, au premier plan, isolée, Mme Boutin, quelques opposants indécis, ceux qui approuvent le pacs, mais pas le mariage, ceux qui comptent leurs voix, et souhaitent passer à autre chose. A l’arrière, près de la colline, pas très inspiré, un cardinal ne condamne pas, mais avec componction et bienveillance, nous indique qu’il va tenter d' »infléchir » la loi. Dieu ! Quelle vigueur ! Enfin, au centre, se détachant et cheminant vers la lumière, le cortège des « éclairés », la  troupe des opposants au gouvernement qui joueront, sans composer, le rôle des idiots utiles, les carrièristes de l’ump qui ont fait leur « coming out » et celles qui sont là par hasard et que leur proximité d’un homme de pouvoir a fait passer d’un cabinet à un ministère, puis à un mandat, parce qu’elles correspondaient à la distribution du film. Pas le début du commencement d’une conviction ni d’une idée, mais le souci publicitaire que la « droite » n’ait pas une mode de retard !

Il y a une quinzaine de siècles, l’Eglise a réalisé ce miracle de civiliser les barbares et de moraliser les civilisés. Elle devrait en tirer une légitime fierté. Le mariage unissant les deux parties naturelles évidentes de l’humanité, avec le minimum de consanguinité, au sein d’un couple destiné à procréer et à élever des enfants avec le maximum de stabilité, fondait la famille, cellule de solidarité et de transmission, qui doit être ce lieu où la personnalité se forme et conquiert son autonomie à l’abri des deux risques majeurs qui menacent notre civilisation : l’individualisme et l’Etat tout-puissant. Cette question n’est pas subalterne. C’est une question de civilisation !

Les forces qui menacent notre civilisation, l’individualisme et le totalitarisme, paraissent opposées  :  une multitude d’individus mobiles, qu’aucun lien social ne retient fortement constitue une troupe malléable aux évolutions économiques et docile à ses exigences, mais dans cette foule, un petit nombre possédera la maîtrise de sa mobilité, et n’acceptera pas qu’on la contraigne, tandis que beaucoup subiront la solitude comme un fardeau et un appauvrissement et iront quémander la protection de l’Etat-Providence. Sur un sujet comme la famille, le libertarisme et la social-démocratie convergent et c’est la raison du discours sourdement totalitaire des grands médias. On le reconnaît aisément : comme la « novlangue » d’Orwell ou la  » Langue du Troisième Reich » de Klemperer, la propagande et la publicité pratiquent les glissements sémantiques et utilisent les acronymes. On dira « mariage pour tous » plutôt qu’homosexuel, afin de souligner la conquête universelle plutôt que le ciblage communautariste. Personne n’aura le mauvais esprit d’ajouter : pour les trios, les quatuors, etc.. aussi ? On parlera de PMA afin de faire moderne et de détourner l’attention de la chose. On habituera le public à l’idée en lui donnant l’habitude des mots, et le débat portera sur tel ou tel droit annexe, tandis que le sujet essentiel sera escamoté.

A l’heure où le nombre des mariages diminue et où celui des divorces augmente, cette revendication est étrange et les optimistes indécrottables pourraient y voir comme un hommage du vice à la vertu. On ne pourrait mieux dire : l’hypocrisie domine cette affaire. Au-delà des quelques couples de bonne foi qui revendiquent de bâtir un bonheur spécifique, il y a la volonté de détruire un peu plus avec la famille traditionnelle, avec cette institution fondamentale, un pilier d’une civilisation bien mal en point.

18 commentaires

  1. DELAFOSSE - 12 septembre 2012 10 h 35 min

    Voilà ce qu’on appelle une déclaration responsable civique et courageuse….une civilisation incapable de dire NON est perdue…la famille conventionnelle est une valeur de societé que l’on mesurera vraiment le jour où on l’aura perdue.

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  2. Visiteur - 12 septembre 2012 11 h 54 min

    Non au mariage gay et à la reconnaissance juridique de l’ homoparentalité.

    I. Le langage

    La normalophobie.

    L’habitude a été prise, depuis une douzaine d’années, d’utiliser systématiquement les termes d’homosexualité ou d’hétérosexualité, au point que personne ne parle plus d’orientation sexuelle normale ou d’orientation sexuelle déviante. Certains sympathisants de la cause homosexuelle refusent même l’emploi du terme « normal » quand il s’applique à la sexualité. Ils ne tolèrent pas que l’on puisse ainsi porter un jugement sur les orientations sexuelles ni, par conséquent, réfléchir sur le mariage gay et l’homoparentalité.

    Des mots précis.

    L’emploi d’un même terme pour désigner deux réalités différentes conduit à des confusions.
    On ne peut donner un même nom, en l’occurrence « couple » à l’union homosexuelle et à l’union hétérosexuelle. En effet l’union d’un homme et d’une femme est différente de l’union entre deux hommes ou entre deux femmes, à moins de considérer que l’homme est identique à la femme.
    L’homosexualité est une forme d’ intolérance à l’altérité sexuelle alors que l’hétérosexualité fait vivre la complémentarité sexuelle.
    L’utilisation d’un même terme, « couple » pour désigner deux réalités différentes, et même antagonistes, est anormale.
    A deux types d’unions différentes il faut donner des noms différents : « couple », comme on l’utilise depuis toujours pour les unions hétérosexuelles et, pour les unions homosexuelles, on peut préconiser le terme « paire » car cette union concerne deux personnes de sexe identique.
    Si le couple est composé de deux personnes c’est qu’il y a deux sexes différents. Le chiffre « 2 », en tant que tel, n’ouvre aucun droit. S’ agissant d’homosexuels, le sexe étant le même pour les deux personnes, cette reconnaissance juridique de la vie à deux n’offre pas plus de pertinence qu’une reconnaissance juridique de la vie à trois, quatre ou cinq.

    Toute confusion dans les termes entraîne une confusion dans la perception de ces deux réalités. Cette confusion peut amener à souhaiter un même régime juridique , en l’occurence le mariage, pour des unions qui sont différentes.
    Le mariage n’a pas été créé pour permettre au législateur de remettre en cause la liberté individuelle en se préoccupant de sexualité récréative, homo ou hétéro, ni pour s’occuper d’amour. Le maire n’a d’ailleurs pas à demander aux futurs époux s’ils s’aiment ou non. Il ne leur demande pas non plus leur orientation sexuelle, cette dernière, quelle qu’elle soit, ne confère aucun droit. Le mariage est ouvert à tous. Il ne crée ni une injustice ni une discrimination envers les personnes qui sont incapables d’établir une relation complète avec le sexe opposé. Leur déviance de l’orientation sexuelle est la seule cause de leur incapacité à se marier. Si chaque individu peut librement se marier, est l’ égal des autres devant le mariage, l’union homosexuelle, elle, n’est pas égale à l’union hétérosexuelle. Seules des choses identiques peuvent être traitées d’une façon égale.

    II. La loi et le mariage

    Malgré le chantage à l’homophobie le législateur n’a pas à étendre le mariage à une union différente de celle pour lequel il est prévu, cela d’autant plus qu’ avec le mariage, le plus souvent, un tiers est concerné : l’enfant . Le législateur, par le mariage, propose un cadre au couple afin de l’aider à se stabiliser et protéger ainsi l’enfant né ou à naître. S’il est exact que des homosexuels peuvent avoir la charge d’enfants, la demande de reconnaissance juridique de l’homoparentalité comme une forme de paternité est inutile, l’enfant ayant un état civil et donc un régime juridique clair.

    III. L’enfant

    Une fraction du lobby homosexuel souhaiterait assimiler le couple avec enfant et une paire d ‘ homosexuels élevant un enfant. En effet l’apparence de ces derniers se rapproche de celle du couple normal. Les demandes d’accès au mariage et à l’adoption peuvent de ce fait apparaître parfois comme destinées à faire oublier le caractère spécifique de l’homosexualité. L’enfant deviendrait alors un moyen mis au service d’une cause qui n’est pas la sienne. Cette instrumentalisation de l’enfant au profit des personnes homosexuelles pose un vrai problème d’éthique. De même les maltraitances d’ enfants doivent être sanctionnées si des parents sont indignes. Les enfants placés dans une famille d’adoption doivent y retrouver le père et la mère qui leur manquent. On ne doit pas utiliser le malheur de ces enfants afin de démontrer qu’ils seraient mieux dans une famille de deux hommes ou deux femmes que dans leur famille d’origine et les transformer ainsi en propagandiste obligés de l’homoparentalité. Quant à l’adoption par un célibataire elle devrait prioritairement permettre que des enfants puissent être adoptés par leur oncle, leur tante, ou un autre membre célibataire de sa propre famille.

    Faire croire à un enfant qu’il a deux papas est un mensonge.
    Faire croire à un enfants qu’il a deux mamans est choquant. Une mère est unique, biologiquement et moralement. C’est cette unicité qui crée le lien enfant-mère à nul autre comparable.

    Avec le mariage la société reconnaît juridiquement l’union d’un homme et d’une femme car cette union est vitale pour assurer son avenir. La loi n’a pas à entériner toutes les situations de fait découlant du comportement de tel ou tel individu sauf à créer une règle par individu et par situation ce qui entraînerait la disparition de la notion même de droit. L’homosexualité a toujours existé. Bien que constituant une forme aiguë d’ hétérophobie, elle est admise par notre société. Ce comportement n’a cependant pas vocation à être à l’origine d’une modification de la législation sur le mariage.

    IV Non au mariage pour les gays

    L’union hétérosexuelle peut donner la vie, pas l’union homosexuelle. La première respecte l’altérité sexuelle, la seconde l’ignore. Les principes d’égalité, de non-discrimination, ne s’opposent pas à ce que le législateur règle de façon différentes des situations différentes.

    Le mariage pour les gays est un non-sens.

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  3. think a minute - 12 septembre 2012 14 h 09 min

    Français, l’exemple belge de 2006 est éclairant

    la cible suivante sera l’endoctrinement à l’école, dès 7 ans, par le petit catéchisme de la « théorie des genres », histoire de troubler les enfants, puis le grand catachisme dès 12 ans

    Si le « mariage » homosexuel ne vous trouble pas, ni l’adoption, peut-être, en démocrates, vous inquiéterez-vous des nouvelles missions d’endoctrinement de l’école, qui plus est sur des comportements sexuels qui restent ultraminoritaires (1,6% des hommes de 18 à 65 ans, étude INSERM 2006); l’action idéologique scolaire est là pour changer la situation

    regardez les faits, en Belgique:

    la situation belge est à ce sujet éclairante: en plus des statistiques qui montrent le très relatif intérêt des principaux concernés pour le mariage, au-delà du mariage et de l’adoption, une fois accordés, c »est la propagande dans les écoles . voir plus bas les documents sur la Belgique

    document 1 Une sensibilisation scolaire à l’homosexualité
    BELGA

    Mis en ligne le 23/07/2012

    « Les établissements scolaires devront informer leurs élèves sur les thématiques de la vie affective et sexuelle.
    L’association Arc-en-ciel Wallonie, qui regroupe les associations homosexuelles wallonnes, va créer des modules d’animation pour sensibiliser les élèves de 13 à 18 ans à l’homosexualité et aux questions de genre, indiquent les journaux de Sudpresse lundi.
    Les modules consisteront en un partage d’expérience par un homosexuel, suivi d’une séance de questions-réponses. Ces modules seraient à la disposition des écoles qui le souhaitent.
    Au cabinet de la ministre de l’Enseignement de la Communauté française, on confirme les contacts avec Arc-en-ciel Wallonie et on rappelle que les établissements scolaires devront informer leurs élèves sur les thématiques de la vie affective et sexuelle. »
    http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/751207/une-sensibilisation-scolaire-a-l-homosexualite.html

    * document 2

    circulaire de la Communauté française [Région francophone de Belgique] n° 1669 sur le « Guide pédagogique « Combattre l’homophobie, pour une école ouverte à la diversité ».
    Le guide est édifiant et mérite une lecture attentive

    Circulaire: http://adm.cfwb.be/upload/docs/1861_20061117112547.pdf
    Guide: http://www.enseignement.be/@librairie/documents/respel/doc/HomoPhobie-04.pdf

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  4. F.F.T. - 12 septembre 2012 15 h 44 min

    En votant pour ceux qu’elle mérite,
    la galerie a mis des pauvres types au pouvoir

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  5. Lucas Lambert - 12 septembre 2012 16 h 04 min

    « Une forme aiguë d’hétérophobie », trop poilant comme concept farfelu.

    Dites donc, pour ce qui est d’éviter au maximum la consanguinité, il faudrait le dire à Madame Boutin qui s’est marié avec son cousin germain.

    Moi, je trouve que c’est un refus de l’altérité et qu’il faudrait interdire ce type d’unions. Et pourquoi pas ?

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  6. Thibault Loosveld - 12 septembre 2012 18 h 18 min

    @ Monsieur le Député:

    Je pense aussi que cette agitation a pour but de détourner l’attention de l’opinion publique et d’occuper les esprits à autre chose que ce que décide François Hollande en cachette.

    Le même but avait été atteint par le gouvernement britannique lorsqu’il fit parler ses media d’une hausse des taxes sur la nourritue vendue dans les fast-food avant d’abandonner soudainement cette idée…

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  7. Buil - 13 septembre 2012 22 h 01 min

    Bonsoir Monsieur le Député,
    et bien dites moi, quel enthousiasme, quel entrain !!!
    Je me doutais bien qu’ç l’approche de cette loi, votre blog allait voir déferler un flot de préjugés et de déterminations sectaires et propagandistes extrèmes et radicales contre toute approche homophile …
    Voilà qu’arrivent les premiers mouvements annonciateurs du pire.
    Un couple d’hommes ou de femmes n’est pas un couple, mais un « duo » (au mieux). L’enfant devient objet de propagande, de prosélytisme pour la « cause » homosexuelle… Ben voyons ! C’est si simple de caricaturer ainsi la volonté d’égalité ! Je comprends bien être le seul sur cette page à ne rien partager avec tous vos fidèles, et je n’ose prétendre apporter la contradiction car je ne m’en sens pas capable. Cependant j’ose espérer Monsieur le Député que vous saurez préserver mon intervention tardive.
    Encore une fois avant que je n’aille me laver les dents avant d’aller me coucher, François Hollande applique le programme pour lequel il a été élu, que vous l’acceptiez ou pas. Vous devriez commencer à apprendre que la majorité des français sont POUR le mariage pour tous, sans exception. Désolé de raviver peut être des plaies encore vives, mais votre combat d’arrière garde, votre amertume décelable au fil de vos posts, votre intransigence font qu’aujourd’hui vous ne représentez que vous même, c’est à dire plus grand chose sur la scène politique française.

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    • Christian Vanneste - 25 septembre 2012 16 h 01 min

      Cher Monsieur,
      Je ne puis revenir sans cesse sur cet article. J’ai d’autres sujets d’intérêt, mais il est tout-à-fait normal dans une démocratie qu’ il y ait des débats, même si tout est fait pour qu’il n’ait pas lieu sur cette question. L’utilisation par des partisans du groupe de pression qui soutient la thèse contraire à la mienne de techniques d’intimidation, de censure, et de propagande unilatérale qui constituent une forme de terrorisme intellectuel n’est guère rassurante pour la Démocratie. Celle-ci exige le pluralisme et je m’honore d’y contribuer. Par ailleurs, la démocratie n’est pas la dictature de la majorité, et il doit y avoir un droit fondamental qui empêche les dérives du droit positif.. Manifestement, ce droit ne peut nier l’existence complémentaire de deux sexes que le mariage unit en vue de la procréation et de l’éducation des enfants.
      Bien à vous.
      C.V.

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  8. maurice - 14 septembre 2012 19 h 43 min

    6 malheureux commentaires.. J’en suis heureux M. Vanneste, vous êtes retombé dans l’anonymat, et cela vous sied bien. Ou alors servez nous de vrais arguments contre le mariage homo, au lieu de vous raccrocher, comme ces pauvres curés désorientés, à des spéculations polygamistes… D’ailleurs que vient faire la religion dans cette histoire? On parle d’un mariage en mairie? Que l’Eglise continue de marier homme à femme, tout le monde s’en fout. Ailleurs, laïcité, la religion n’a rien à voir là dedans. Quant à la théorie du complot pour occulter les vraies questions… Bon. Franchement..

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    • Christian Vanneste - 25 septembre 2012 15 h 42 min

      Pas de chance, Maurice, chaque fois que je reviens sur cet article, il y a de nouveaux commentaires. Je vous invite à vous pencher sur le mécanisme psychologique de la projection et sur l’agressivité qui sourd de vos propos. Mon argumentation est fondée sur l’anthropologie, non sur un dogme religieux. Il se trouve que la Religion Catholique et le Saint-Père en particulier ont toujours voulu que leur approche des problèmes de société soit conforme à la raison. Le mariage civil n’est pas la reconnaissance sociale d’un sentiment mais l’acte de fondation d’une famille, comme l’indiquent clairement les articles que j’ai souvent prononcés à l’occasion des mariages que je célébrais. Ce faisant, j’étais un élu municipal, non un « curé désorienté ». Cultivez vous. Cela vous permettra d’éviter de dire des bêtises auxquelles je ne réponds que par charité chrétienne. C.V.

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  9. S. de Tourcoing - 15 septembre 2012 20 h 34 min

    Monsieur Vanneste,

    vous êtes l’une des très rares personnes à dire tout haut ce que nous pensons tout bas. De nos jours, il est impossible d’affirmer que l’homosexualité est une « orientation » contre-nature (ce qui est pourtant une réalité) sans être accusé d’homophobie.
    Nous savons que c’est la société, elle-même, qui fait croire aux personnes homosexuelles que leur comportement est irréversible (rien qu’à voir les affiches du planning familial « L’ennui naquit un jour de l’uniformité » juste à coté de « Journée internationale de lutte contre l’HOMOPHOBIE 17 mai 2012 Ville de Lille »). Et Martine Aubry qui qualifie Lille de ville gay friendly. La gauche n’a pas fini de se payer notre tête…
    Mais comment organiser la résistance ? Que doit-on faire ? Quelles solutions seront proposées ?
    Le problème, c’est que sous la menace de ce changement de civilisation, on se sent impuissant.
    J’ai bien peur que vous soyez le seul à comprendre à quel point la situation est grave.

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  10. Frédérique - 17 septembre 2012 2 h 04 min

    Le mariage est l’union d’un homme et d’une femme, c’est la définition. Rien que pour ça, un couple homosexuel ne devrait pas pouvoir se marier. Dans la mesure du possible, égaliser les droits du mariage et du pacs oui, mais pourquoi vouloir modifier le sens d’un mot qui a encore aujourd’hui toute sa signification, pour satisfaire les caprices de la minorité d’une minorité. Car, c’est bien de cela qu’il s’agit, la « communauté » homosexuelle ne représente pas l’ensemble des homosexuels, beaucoup d’entre eux ne revendiquent que le droit de vivre en paix parmi les autres.
    Mais comme beaucoup le pensent, tout cela n’est que de l’agitation pour nous détourner des vrais problèmes et une des rares promesses que F. Hollande pourra tenir, vu qu’elle ne coûtera pas un sou, affligeant!

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  11. Zanza - 19 septembre 2012 23 h 46 min

    Si je peux me permettre, toute personne ayant un temps soit peu étudié l’histoire, en commençant par les grecs et les romains (c’est à dire un élève de troisième) sait que les sciences et plus généralement la civilisation a fait un recul énorme lorsque les religions monothéistes, et particulièrement le catholicisme, se sont développées au point d’imposer leurs vues à la politique.
    Ce n’est pas pour rien que la période 500-1600 est considéré comme l’époque sombre de l’europe, celle où elle a profondément stagné dans la bêtise et l’absence de culture, perdant au passage tout les acquis de l’antiquité (démocratie, science,..), au profit d’une place prépomdérante des représentants religieux qui bannissaient tout et n’importe quoi quand ça les arrangeait.
    Tout ce que nous devons à la religion, c’est 1000 ans perdus. Le reste aurait été acquis sans elle.

    Par pitié, ouvrez d’autre livres que ceux qui peuplent vos étagères, et rencontrez des couples gays pour au moins écouter réellement leurs points de vue.

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    • Christian Vanneste - 22 septembre 2012 11 h 31 min

      C’est curieux, il paraît que ce sont plutôt les grandes invasions que le christianisme qui a fait chuter la civilisation romaine, celle des arènes et des esclaves, et que c’est l’Eglise qui a, dans la tourmente, su préserver les écrits, dans les abbayes avec moines copieurs. Là où l’Empire Chrétien et byzantin a résisté, la civilisation a été conservée et transmise aux musulmans et à l’Italie grâce à des gens comme Marsile Ficin. Il faut manifestement lire davantage pour ne pas en rester à une vision du Moyen-Age complètement dépassée. Lisez Duby, par exemple. Intéressez vous aussi à la renaissance capétienne, et vous ne parlerez plus de bêtise et d’absence de culture.

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  12. Thibault Loosveld - 22 septembre 2012 13 h 08 min

    @ Zanza:

     » Ce n’est pas pour rien que la période 500-1600 est considéré comme l’époque sombre de l’europe,  »

    Ce sont les progressistes qui font démarrer la civilisation au XVIIIème siècle et ce sont les mêmes qui écriront que la gauche, en 2012, gagna l’élection présidentielle dans la légalité.

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  13. ANBCNEWS - 25 septembre 2012 9 h 52 min

    Le déversement de haine obsessionnelle continue. Monsieur Vanneste, vous-êtes vous jamais posé la question de savoir pourquoi vous poursuiviez obstinément ce combat qui semble vous obséder soir et matin? Êtes-vous sûr de votre orientation sexuelle? Je trouve en visionnant certaines interviews de vous, que vous avez de petites manières que je trouve fort suspectes. Vous roulez des yeux, par exemple. En fait pour tout vous dire, vous faites « folle ». Vieille folle. Ce n’est pas une insulte homophobe attention, officiellement vous êtes ‘marié, un enfant’, et je n’ai rien contre les personnes homosexuelles. Mais je trouve que vous avez de bien curieuses manières. Ça crée même un malaise. Pensez-vous que l’expression sempiternelle de ce qui ressemble fort à une haine de vous-même, est une stratégie qui fera longtemps illusion?

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    • Christian Vanneste - 26 septembre 2012 9 h 23 min

      Intéressant exemple de projection subjective, pleine de préjugés et de haine qui pourrait amener son auteur devant les tribunaux pour injure publique, puisque je tiens à divulguer ce genre de propos qui témoignent de la qualité de mes adversaires. Mais je suis aussi reconnaissant à celui qui souligne la distinction de mes manières et pointe assez curieusement un roulement d’yeux que les racistes américains prêtent aux noirs. Quant à l’obsession, il est utile de comparer le nombre de mes articles sur ce sujet au nombre des commentaires quand je l’évoque pour voir qu’elle n’est pas de mon côté…

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