Un centenaire insuffisant pour un homme complet : Maurice SCHUMANN

Nous nous sommes retrouvés à plusieurs élus pour déposer des gerbes au pied de la plaque commémorative de Maurice SCHUMANN dimanche matin, à l’initiative de l’Association éponyme.

Maurice Schumann est sans doute l’homme politique le plus important au plan national dont la vie a épousé l’histoire de Tourcoing et de la Vallée de la Lys. On peut regretter que lors du centenaire de sa naissance, il n’y ait eu que cette modeste cérémonie et dans les journaux, des articles pour le moins contestables. Pour ma part, bien que son lointain successeur comme député de la 10ème circonscription du Nord, j’ai tenu dans mon allocution à évoquer davantage l’homme qu’il était et que j’ai l’honneur d’avoir côtoyé, plutôt que le responsable politique. Pour le moment, seule une plaque apposée sur la Caisse d’Epargne de Tourcoing rappelle sa mémoire à quelques mètres de la place qui porte son nom. Celle-ci est située d’une manière hautement symbolique à la croisée des rues Saint Jacques et Nationale, lui qui était à la fois démocrate chrétien et gaulliste. J’ai pu évoquer le mélomane qui aimait tant le concerto en ut de Mozart, qu’il en a fait le titre d’un de ses romans. J’’ai également souligné l’émotion que sa voix, si reconnaissable, suscitait chez ceux qui l’avaient écoutée, sur Radio Londres, lorsqu’il défendait au côté du Général de Gaulle « l’honneur et la patrie ». Son envergure avait fait de lui le ministre des affaires étrangères de Georges Pompidou et il avait rencontré à ce titre Mao Tsé-Toung, comme il avait été le premier journaliste français à interviewer avant guerre Tchang Kaï-Chek.

Nos échanges prenaient souvent un tour philosophique, par exemple autour de Heidegger ou de Bergson. Enfin, je n’ai pu m’empêcher de narrer cette anecdote : dans l’un de ses ouvrages, aux titres souvent paradoxaux, la Victoire et la Nuit, Maurice Schumann m’avait fait apparaître à la page 36, à travers le personnage de l’Abbé Vanneste, qui d’ailleurs mourait au champ d’honneur aussitôt. Il ne manquait pas une occasion de me le rappeler en souriant. Je souhaite pour ma part que durant l’année 2011, d’autres manifestations et d’autres articles viendront rendre à Maurice Schumann un hommage davantage à sa mesure.

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2 commentaires

  1. Thibault Loosveld - 11 avril 2011 18 h 53 min

     » L’Allemagne a ses camps de prisonniers, la France a ses camps de liberté.  » Maurice Schumann.

    http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/AFE00002930/ceux-du-maquis.fr.html

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  2. Thibault Loosveld - 11 avril 2011 23 h 55 min

    Des Français Libres, le Général de Gaulle disait :

     » Les Français Libres n’acceptent pas cette défaite ! Les Français Libres ne consentent pas à ce que, sous prétexte d’ordre européen, leur pays servent de base de départ pour envahir des peuples qui luttent pour le même idéal. « 

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