Socialistes, balayez devant vos portes !

Christian Vanneste (page facebook) : Le PND du Président Moubarak, le RCD du Président Ben Ali ont été exclus très récemment de l’Internationale Socialiste en même temps qu’ils quittaient le pouvoir. Le FPI de l’ex-président Gbagbo qui se maintient de force à Abidjan est toujours membre de l’IS où le PS français joue un grand rôle. Question : le PS est-il pour le socialisme ou pour le pouvoir ?

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20 commentaires

  1. Thibaut Loosveld - 11 février 2011 22 h 40 min

    D’après Pierre Proudhon, la propriété privée c’est le vol et d’après Manuel Valls, la victoire de Ségolène Royal à la tête du PS a été volée. Donc, la fédération du Nord du PS est pour la propriété privée, c’est à dire contre le socialisme !

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  2. seb - 13 février 2011 12 h 05 min

    « Le PND du Président Moubarak, le RCD du Président Ben Ali ont été exclus très récemment de l’Internationale Socialiste en même temps qu’ils quittaient le pouvoir. Le FPI de l’ex-président Gbagbo qui se maintient de force à Abidjan est toujours membre de l’IS où le PS français joue un grand rôle. Question : le PS est-il pour le socialisme ou pour le pouvoir ? »

    Très bien, M VANNESTE, d’insister pour que le PS « balaie » devant sa porte…Ou plus exactement l’IS…

    Néanmoins, je trouve votre réprobation tardive. C’est une fois que le tyran n »est plus en état de nuire que vous lancer vos fléchettes ? Un peu facile, ne trouvez vous pas ? Je n’ai – pour ex -pas souvenir que le RPR ou l’UMP se soit scandalisé de recevoir M. GBAGBO quand il n’était qu’un « candidat » qui pour être élu faisait beaucoup de tort à son pays !

    Et quant à balayer devant sa porte…Je pense que l’UMP le devrait bien, elle aussi.

    En effet, alors que dans les promesses de campagne de l’UMP, figure notamment celle de défendre énergiquement les droits de l’Homme…Votre parti, M. VANNESTE, fraye non seulement avec des « communistes » (sans que Thibaut s’en émeuve cependant : faut il croire que seuls certains communistes, les Français, soient l’enfer ?) mais plus encore avec un parti communiste chinois, qui viole consciencieusement la DDHC !

    La tyrannie ne serait elle donc réprouvée que lorsque les Etats qui s’y complaisent, ne présentent pas des résultats économiques époustouflants ? (Pour les politiques occidentaux) Et excusable…Dans le cas contraire ?

    J’avais, pour ma part, été scandalisé d’apprendre la démarche entreprise par Xavier Bertrand d’associer l’UMP avec le Parti Communiste chinois, parti totalitaire responsable de dizaine de millions de morts…Et d’un esclavage moderne à l’endroit de ses citoyens, bien plus détestable que celui vécu par l’URSS. Au moins les Russes pouvaient ils espérer en la puissance américaine ou la neutralité française…Aujourd’hui, les Chinois voient ces deux puissances s’agenouiller devant la tyrannie…Comme jadis les dirigeants Français, persuadés de la victoire du nazisme, le firent, devant Hitler et cie.

    Jean-François Copé a relancé par la suite cette démarche…Sans écouter un seul instant les défenseurs du Dalai Lama, qui comme tout le monde le sait, est un ami intime de la Chine !

    Alors, je veux bien qu’un député de la majorité, s’insurge des propos moralisateurs du PS, qui ne se détourne d’anciens dictateurs qu’une fois ceux ci à terre…

    …Mais pensez vous, M. VANNESTE, être plus en droit de railler les « socialistes » alors même que votre parti fraye avec un parti totalitaire toujours en place ?

    La France est un pays qui ne peut ignorer un partenaire économique aussi important que la Chine. Il est donc normal que notre diplomatie ait des relations avec elle, même si l’on peut regretter, notamment, qu’un équilibre ne soit pas respecté envers, notamment, le Dalai Lama…Qui rappelons le, a été reçu comme un voleur à l’Assemblée, quand M. SARKOZY faisait les honneurs aux dictateurs de la Chine « nouvelle »…Allant jusqu’à critiquer les Français, qui indignés par les flatteries sarkozyennes défendirent, eux, l’honneur de leur Patrie !

    En revanche, rien n’oblige l’UMP à s’allier à un parti totalitaire ! si l’alliance a pour but de s’inspirer des idées du parti communiste chinois, l’UMP n’est vraiment plus un parti de droite. S’il s’agit de faire des affaires, l’UMP sort de son rôle de parti politique. Cette attitude est aussi scandaleuse que les rapports étroits des dirigeants du Parti socialiste avec l’Algérie.

    Echanger avec des partis politiques étrangers quand ceux-ci partagent nos valeurs de liberté et de responsabilité est une preuve d’ouverture. S’allier avec des mouvements politiques totalitaires est un crime politique.

    Il faut croire que les « partis » Français, UMP comme PS, n’ont rien appris de l’Histoire…Et conservent (naivement) le topo de P. LAVAL, qui croyait que plus l’on « collaborerait » plus on deviendrait un « allié » pour l’Allemagne.

    Cette prédiction ne s’est jamais réalisée. On voit mal pourquoi elle deviendrait plus actuelle avec le Parti Chinois ou les partis totalitaires autres. Ceux ci se riant des bassesses des politiques Français à leur endroit.

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  3. Marre - 13 février 2011 14 h 43 min

    Il faut dégager l’UMPS !

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  4. ninon - 13 février 2011 17 h 05 min

    « le PS est-il pour le socialisme ou pour le pouvoir » : les deux, mon Général…

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  5. Thibaut Loosveld - 13 février 2011 21 h 06 min

    @ seb:

     » Comme jadis les dirigeants Français, persuadés de la victoire du nazisme, le firent, devant Hitler et cie.  »

    C’est vrai pour ce qui concerne les gens de gauche s’étant livrés à un complot ayant abouti à un armistice qui servait puissamment l’ennemi, mais faux concernant des personnalités de droite du Gouvernement Reynaud qui n’ont jamais douté de la victoire finale.

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  6. seb - 14 février 2011 14 h 51 min

    A Thibault : je sais que pour vous la « droite » c’est un peu comme le Christ pour certains. Mais de là à oublier l’Histoire…Si l’on est d’accord que Reynaud, De Gaulle ou Mandell s’oppose à la « capitulation »…Ils ne sont que l’arbre qui cache la forêt de traitres (il n’y a pas d’autres mots) qui à droite, à gauche, au centre et cie, votent en faveur de M. PETAIN…Et pire encore, pour la fin de la République !

    En effet, le 10 juillet 1940, 77 sénateurs de droite sur 77 et 96 députés de droite sur 97 votent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain qui, aussitôt, s’auto-proclame Chef de l’Etat puis collabore avec Hitler.

    Il convient aussi de se rappeler que la « droite » française, en 1940, ne voit pas dans la République, qu’une bonne chose…

    Héritière de traditions autoritaires (royalisme maurassien, bonapartisme, nationalisme militariste, cléricalisme fascisant), la droite n’a pas à chercher loin dans ses antécédents pour retrouver son identité anti-démocratique.

    Confrontée à la crise économique, à la victoire du Front populaire, au maintien d’un mouvement social actif (dont les grèves de 1936), la droite parlementaire subit fortement de 1931 à 1939 l’attraction idéologique de l’extrême droite et du fascisme :

    * beaucoup d’élus de droite affirment de plus en plus clairement leur sympathie pour l’extrême droite et le fascisme. Tel est le cas par exemple des conseillers généraux de l’Aveyron lors d’un meeting du PSF à Flavin en 1938.

    * beaucoup d’élus de droite soutiennent la rébellion militaire franquiste et militent pour empêcher toute aide de la France au gouvernement légal républicain espagnol.

    * beaucoup d’élus de droite passent en un rien de temps de la « démocratie libérale » au fascisme traditionaliste. Joseph Barthélémy, fils d’un maire de Toulouse, est un parfait exemple de ce passage du libéralisme politique et économique au soutien du franquisme et de l’Allemagne nazie (lors de l’affaire des Sudètes), à la négation du droit des socialistes et communistes à gouverner ; il finira ministre de Vichy, signera la loi sur le Statut des Juifs (2 juin 1941) et celle contre les homosexuels.

    * l’attraction idéologique de l’extrême droite et du fascisme sur la « droite modérée », « droite républicaine » est notable par exemple dans les propositions institutionnelles émanant de grandes personnalités de droite : Joseph Barthélémy en 1931 (Valeurs de la liberté et adaptation de la république), Gaston Doumergue et Maurice Ordinaire en 1934 (La révision de la constitution), Tardieu en 1934 (L’heure de la décision)…

    * cette attraction de plus en plus forte est également sensible en ce qui concerne l’appel à l’Homme fort, celui que la Providence a généré pour sauver la France : le maréchal Pétain

    A un niveau nettement moindre que la droite, des courants de gauche subissent également l’attraction de solutions politiques autoritaires, de l’extrême droite et du fascisme. C’est le cas de radicaux autour de Bergery, de socialistes autour de Marcel Déat, de communistes autour de Doriot (maire de Saint Denis).

    Au sein du Parti socialiste SFIO, le secrétaire général Paul Faure (député du Creusot) qui a lutté, avec une partie de l’appareil, contre les courants internes et pour l’exclusion de la gauche pivertiste, poursuit une évolution qui va le mener du socialisme guesdiste jusqu’à rallier le régime de Vichy en 1940.

    C’est essentiellement parmi les radicaux socialistes qu’un glissement vers la droite se fait sentir. L’ensemble du groupe de parlementaires se rapproche en 1938 1939 de la « droite modérée » dirigée par Flandin, sonnant ainsi le glas de la majorité de Front populaire. Pire, c’est un de leurs dirigeants, l’écrivain Jean Mistler, qui tonne au Parlement « contre les juifs, contre les francs maçons, contre les républicains du Front populaire » ; il va d’ailleurs signer la proposition de loi visant à confier les pleins pouvoirs à Pétain.

    Si l’on en revient au vote de juillet 40, parmi les groupes qui se définissent comme centristes, seulement deux députés républicains de gauche (sur 34) et deux députés démocrates populaires (sur 11) se prononcent contre les pleins pouvoirs.

    Parmi les républicains radicaux socialistes, 11% des sénateurs (14 sur 106) et 16% des députés (13 sur 65) se comptent dans l’opposition aux pleins pouvoirs.

    En nombre, la principale opposition au projet Laval provient d’élus socialistes SFIO (70% de contre parmi les sénateurs soit 7 sur 10 et 23,8% parmi les députés soit 29 sur 87).

    Les parlementaires communistes ont été déchus de leurs mandats en vertu de la loi du 20 janvier 1940 (suite au traité germano-soviétique). Peu auparavant, 13 d’entre eux avaient quitté le parti (d’où leur non déchéance) ; sur les 10 présents au 10 juillet, 3 se prononcent contre le projet Laval et 7 pour.

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  7. Thibaut Loosveld - 14 février 2011 16 h 59 min

    @ seb:

    1) Voici un VRAI détail de vote par groupe politique http://mjp.univ-perp.fr/france/scrutin1940.htm.

    2) Après ce vote, combien de députés et sénateurs de gauche furent nommés préfet ?

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  8. seb - 14 février 2011 20 h 18 min

    1) Il s’agit du même vote…! Pourquoi rajouter « vrai » ?

    2) Je n’en ai aucune idée…Y a t il seulement une liste des préfets de 1940 à 1945 ?

    Je dois reconnaitre, au moins, une chose : les « votants »…Eux, sont allés voter. Ils ont assumé leurs actes.

    Les pires, dans l’Histoire, sont les « absents » dont on nous dit qu’ils ne voulaient pas soucrire à Vichy. Mais comment en avoir confirmation ?

    Pour moi, ce sont les « absents » qui sont les plus responsables, peu importe leur étiquette politique du moment.

    Ce sont les « absents » qui vont causer la mort de Louis XVI. Ha…Ils avaient bien envie de dire non à la mort du roi, préférant l’exil…Mais ils ne voteront pas contre, car ils iront ce jour là à la pêche.

    Ce sont les « absents » qui vont « oublié » de venir s’opposer à la mascarade de 1940…Et ainsi lier les mains de la France.

    Quant à ceux qui sont partis pour Alger…Etaient ils si difficile (à l’exemple de Charles VII et son « Parlement » (de Bourges) ou De Gaulle) de déligitimer ce vote ? On connaît l’appel du 18 juin 40 d’un soldat déserteur promis à un destin exceptionnel, on se demande bien ce que faisait les députés et sénateurs « réfugiés » ! Mise à part prendre la poudre d’escampette…Comme Louis XVI ! Comment s’étonner dès lors de l’accueil qu’ils reçurent en arrivant « à bon port » ? Huées et cie ?

    Comment s’étonner que, ainsi « abandonnés », les Français se tournent vers Philippe Pétain, le seul à être resté ? Le héros de la Grande Guerre ?

    Parfois, je me demande si les parlementaires Français connaissent l’Histoire du pays ! 1940-1418 : même topo !

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  9. Thibaut Loosveld - 14 février 2011 23 h 22 min

    @ seb:

     » 2) Je n’en ai aucune idée…Y a t il seulement une liste des préfets de 1940 à 1945 ?  »

    Laval a changé la quasi-totalité des préfets pour les remplacer par des députés et sénateurs de gauche. Et c’est un fait que ces gens ont fait appliquer des textes contraires aux Droits de l’Homme.

     » Pour moi, ce sont les “absents” qui sont les plus responsables, peu importe leur étiquette politique du moment.  »

    Vous le savez aussi bien que moi: c’est pour éviter ce cas de figure que le Constituant avait exigé que l’Assemblée Nationale se réunisse obligatoirement à Versailles. C’est un autre fait; les députés et sénateurs du front populaire ont voté en connaissance de cause un texte illégal sur la forme. Et parmi élus de droite favorables à ce texte, combien furent escroqués puisque, le lendemain, l’associé français d’Hitler supprimait la République d’un trait de plume en se désignant à la première personne du pluriel…

     » Quant à ceux qui sont partis pour Alger…  »

    Le Massilia était un guet-apens préparé par Laval. Les Parlementaires qui y embarquèrent n’obtenirent rien des officiers en AFN qui n’avaient pas la flotte avec eux. A leur retour en Métropole, les Parlementaires furent arrêtés. Je veux ici faire litière d’un argument mille fois ressassé au sujet des 149 Députés et Sénaters faits prisonniers: s’ils l’ont été, c’est à cause de l’odre de reddition du 17 juin !

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  10. seb - 15 février 2011 8 h 43 min

    « Laval a changé la quasi-totalité des préfets pour les remplacer par des députés et sénateurs de gauche. Et c’est un fait que ces gens ont fait appliquer des textes contraires aux Droits de l’Homme. »

    Je ne suis pas en capacité de me prononcer sur la question en l’absence de preuves. La seule chose qui soit certaine, c’est que dès l’été 1940, plus de cinquante préfets (sur 94) sont révoqués par Vichy. Et que, comme l’estiment (à défaut d’en être tout a fait certains ?) les historiens, pour la plupart, les préfets en poste sous l’Occupation, soit serviront , quelquefois avec réserve, le nouveau pouvoir, soit pratiqueront la résistance passive envers l’ennemi.

    En 1941 le général De Gaulle choisit en tout cas l’un d’eux , mis hors cadre par le régime de Vichy, Jean Moulin, comme chef consensuel, pour fédérer les divers mouvements clandestins ; on sait que celui-ci laissera sa vie dans cette mission périlleuse. En 1943, De Gaulle désigne, pour lui succéder, un autre rassembleur, le préfet Emile Bollaert, qui sera déporté en 1944.

    Du reste, le corps préfectoral est celui qui paiera proportionnellement le plus lourd tribut à l’Occupation : trente six préfets et sous-préfets morts en déportation ou au combat. Et je ne parle pas des préfets qui feront – à tort ou à raison – les frais de « l’épuration » qui suivra la Libération !

    On notera, enfin, que si les préfets de police sous l’Occupation allemande (1940-1944) ont pu se montrer, parfois, relativement « zélés » à l’égard des nazis…C’est sans doute parce que ces derniers étaient, de par la convention d’Armistice, nommés avec l’accord des autorités allemandes. On voit mal pourquoi celles ci auraient pris des « rebelles » !

    « Vous le savez aussi bien que moi: c’est pour éviter ce cas de figure que le Constituant avait exigé que l’Assemblée Nationale se réunisse obligatoirement à Versailles. C’est un autre fait; les députés et sénateurs du front populaire ont voté en connaissance de cause un texte illégal sur la forme. »

    Tout a fait. On peut cependant penser que – comme vous l’avez noté vous même – des parlementaires qui avaient fui Paris « occupée » n’allaient pas, par pure formalisme, s’empresser de courir à Versailles…Qui comme chacun le sait, n’est pas très loin de la Capitale !

    Et puis l’Histoire parlementaire est pleine de ses « oublis » de la forme. La Nation « éclairée » ne s’est elle pas réfugiée dans une église pour acter son union ? Et n’est ce pas dans un lieu dédié au jeu – et non dans les Chambres « parlementaires » – que les représentants de « la Nation » ont prété serment de ne point se séparer jusqu’à l’obtention d’une Constitution ?

    Le lieu importe, en vérité, assez peu…Pour ce qui a trait à la République. Ce qui en revanche, aurait dû interdire un tel vote, c’est la « séparation » des « représentants de la Nation ». Une violation, d’une certaine façon, du serment originel, qui doit unir les membres de l’Assemblée Nationale…C’est pourquoi d’ailleurs je ne comprends pas les règles actuelles du vote parlementaire, qui sont en contradiction avec ce serment historique.

    La « forme » n’est pas, à mon sens, très importante. C’est le symbole qui est d’importance. Ainsi, l’enfant de Charles V d’Angleterre et de son épouse française, a eu beau être « sacré » dans les règles (régalias et pairs présents) monarchiques…Il n’a pas été reconnu par les Français.

    En revanche, même avec un sacre expéditif et « modeste » (sans l’épée de Charlemagne et autres régalias « du juste ») Charles VII, lui…A tout de suite bénéficié d’un « Te Deum » même dans les villes occupées. Pour la simple raison qu’il s’est fait sacrée à Reims, ville des sacres et surtout avec la fameuse huile sainte.

    « Et parmi élus de droite favorables à ce texte, combien furent escroqués »

    Donc tous les gens « de droite » qui ont voté, étaient à votre sens des idiots ? Il suffit pourtant de lire le texte de Laval pour comprendre que Philippe Pétain entend être l’homme fort du siècle ! Et pour çà, rien de mieux que la « dictature » à la manière « française »…Avec un brin (mais rien qu’un brin) de légalité !

    « Le Massilia était un guet-apens préparé par Laval. »

    C’est bien ce que je disais…Vous prenez tous les parlementaires pour des crétins ! S’ils partaient/fuyaient, pensez vous qu’ils auraient dû faire confiance à l’envoyé du Diable ?

    « Les Parlementaires qui y embarquèrent n’obtenirent rien des officiers en AFN qui n’avaient pas la flotte avec eux. »

    Forcément…Ils étaient déserteurs ! En pleine guerre ! Bravo l’ex ! Les « parlementaires » ne connaissaient pas l’Histoire du pays, c’est tout. Sinon, ils auraient compris que leur départ, précipité, ne pouvait être que perçu que comme une désertion honteuse ! Pourquoi garder la République dans de telles conditions ? Mieux valait avoir un dictateur « paternel » comme P. Pétain !

    « A leur retour en Métropole, les Parlementaires furent arrêtés. »

    Effectivement. Et accusés de trahison…Car c’est ce qu’ils étaient : des traitres ! Si ces parlementaires avaient eu un tant soit peu de jugeote, ils auraient rassemblé derrière eux les Français, en RESTANT ! Non en fuyant comme des lapins de garennes !

    Charles VII, tout roi moqué qu’il était, tout roi désespéré qu’il était, n’a jamais fui son pays ! Etait ce trop demandé à ces parlementaires, qui en dépit de tout continuaient d’incarner la France, et étaient de ce fait, protégés par leur statut…De RESTER DEFENDRE LEUR PATRIE ? A l’évidence…Oui !

    Philippe Pétain se retrouvait donc avec le « beau rôle ». Un peu comme, en son temps, un certain « duc de Bourgogne » aimé, notamment, des Parisiens…Parce que LUI était RESTE ! Au contraire des « Armagnacs » accusés (à raison) d’avoir voulu « enlever » l’héritier de la Couronne ! (Isabeau de Bavière n’ayant rien trouvé de mieux à faire que de partir avec son fils en catimini…Pour être ramenée à Paris, sous bonne garde, par ledit duc…Qui profita, à plein, de son statut de « bienfaiteur » !)

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  11. Thibault Loosveld - 15 février 2011 13 h 31 min

    @ seb:

     » Je ne suis pas en capacité de me prononcer sur la question en l’absence de preuves. La seule chose qui soit certaine, c’est que dès l’été 1940, plus de cinquante préfets (sur 94) sont révoqués par Vichy.  »

    Laval révoqua la quasi-totalité des préfets pour nommer des députés et sénateurs de gauche, comme il s’y était engagé lors de la séance privée du 10 juillet 1940.

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  12. seb - 15 février 2011 19 h 49 min

    « Laval révoqua la quasi-totalité des préfets pour nommer des députés et sénateurs de gauche, comme il s’y était engagé lors de la séance privée du 10 juillet 1940. »

    La preuve de cela ?

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  13. Thibaut Loosveld - 16 février 2011 16 h 58 min

    @ seb:

    1)  » La preuve de cela ?  »

    C’est un Député présent à cette séance privée, au cours de laquelle Laval martelait que l’Angleterre aurait « dans deux semaines, le cou tordu comme un poulet » qui en témoigna lors du procès Pétain (disponible aux éditions de Vecchi, par Maître Maurice Garçon).
    La déposition de Paul Reynaud commençait ainsi: « Messieurs, ma déposition comprendra trois parties, elle répondra à ces trois questions: 1) Pourquoi, le 16 mai 1940, ai-je fait entrer le maréchal Pétain dans mon Gouvernement ? 2) Quels sont les évènements ayant abouti, le 16 juin 1940, à la demande d’armistice ? 3) Quels sont les éléments, survenus ou révélés depuis, qui ont apporté à mon sens la preuve que le maréchal Pétain s’est livré à un complot pour s’emparer du pouvoir au prix d’un armistice qui servait puissamment l’ennemi ?  »

    2) Rien n’a changé chez les socialistes depuis la période 1940-1944: ils continuent à piétiner les droits du Citoyen en voulant les transformer en droits de l’Homme http://fr.novopress.info/78701/francaisetrangers-une-notion-depassee-pour-les-maires-socialistes/.

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  14. seb - 16 février 2011 22 h 21 min

    « C’est un Député présent à cette séance privée, au cours de laquelle Laval martelait que l’Angleterre aurait “dans deux semaines, le cou tordu comme un poulet” qui en témoigna lors du procès Pétain (disponible aux éditions de Vecchi, par Maître Maurice Garçon). »

    Le souci, c’est que la citation que vous donnez, est attribuée par certains historiens à non pas M. Laval…Mais M. Weygand. Et dans ses « Mémoires » le Général De Gaulle mentionne aussi ledit Weygand quand il explique comment « Vichy » a tenté de le destabiliser, lui, et encore plus Churchill.

    Donc, de deux choses l’une : soit le député « témoin » n’a eu que des « on dit » de la séance « privée »…Soit (cas plus probable) ce député, soucieux de se refaire une réputation, après la guerre, a préféré balancer son fiel sur ses petits camarades pour éviter de recevoir quelques questions génantes sur ses propres actes pendant l’Occupation.

    C’est regrettable bien sur, mais il faut bien avouer que notre pays n’a jamais réussi à faire un « procès » sur des causes nationales, en toute impartialité.

    Ainsi, le procès « Jeanne d’Arc » a t il été un moyen de se concilier les Anglais…Et celui en « réhabilitation » une vengeance tardive envers les mêmes…Au cours duquel Charles VII a pu se donner le beau rôle.

    Le procès de Louis XVI est une farce, celui de Marie Antoinette une tragi-comédie.

    Le « climat » politique qui a suivi la fin de l’Occupation n’était pas, à l’évidence, à même de sortir de cette partialité condamnable. Il fallait dénoncer ceux qu’hier on honorait. Et en la matière, la classe politique française, est toujours en avance.

    « La déposition de Paul Reynaud commençait ainsi: “Messieurs, ma déposition comprendra trois parties, elle répondra à ces trois questions: 1) Pourquoi, le 16 mai 1940, ai-je fait entrer le maréchal Pétain dans mon Gouvernement ? 2) Quels sont les évènements ayant abouti, le 16 juin 1940, à la demande d’armistice ? 3) Quels sont les éléments, survenus ou révélés depuis, qui ont apporté à mon sens la preuve que le maréchal Pétain s’est livré à un complot pour s’emparer du pouvoir au prix d’un armistice qui servait puissamment l’ennemi ? ”

    Que répondre à cela ? Je me réserve pour l’instant, vous laissant méditer les propos du même Weygand :

    « Paul Reynaud a déclaré qu’après m’avoir donné la direction du haut commandement, il avait songé à me limoger, mais il ne l’a pas fait ; il a déclaré également qu’il n’avait pas confiance en nous ; s’il n’avait pas confiance, pourquoi nous a-t-il fait venir ? Enfin, il a pensé à nous destituer, moi et le Maréchal Pétain, mais il ne l’a pas fait.  »

    Devant Paul Reynaud qui marque le coup, le général lançe de sévères apostrophes :  » Dans cette affaire, Mr. Paul Reynaud, Président du Conseil, dans des circonstances graves, a fait preuve du crime le plus grave que puisse commettre un chef de Gouvernement ; il a manqué de fermeté et il n’a pas suivi les grands ancêtres, certes pas ! Et alors, que se passe-t-il ? C’est
    que maintenant, retiré des responsabilités, après qu’à l’Assemblée du 10 juillet, il n’a même pas osé voter, après qu’il a accepté du Maréchal Pétain d’aller à Washington, il ose dire ce qu’il dit et nous accuser, nous – des hommes comme nous – de trahison ! Ah ! Messieurs, non ! « .

    Très personnellement, je pense que M. REYNAUD a fait – comme beaucoup de politiciens – porter le chapeau au Maréchal Pétain, qui pour ses actes doit être réprouvé…Mais sans être, néanmoins, diabolisé.

    Pour moi, le Maréchal Pétain, c’est l’homme qui a cru que la France l’appelait. Et qui, pour de mauvaises raisons, a enteriné un pacte contre elle. Sans véritable mauvaises intentions…Seulement par bétise, vieillesse ou simplement manipulation.

    Bref, c’est notre « Duc de Bourgogne » de 1940, qui sait bien que signer le « traité de Troyes » va faire perdre sa souveraineté à la France…Mais qui le signe quand même, parce qu’il se convainc qu’il peut y avoir du bon dans une alliance entre deux pays…Et que les traités ne peuvent avoir de poids.

    Heureusement, la France a un Saint qui veille sur elle…Et lui envoie des « Jeanne » de temps en temps.

    2) Rien n’a changé chez les socialistes depuis la période 1940-1944: ils continuent à piétiner les droits du Citoyen en voulant les transformer en droits de l’Homme http://fr.novopress.info/78701/francaisetrangers-une-notion-depassee-pour-les-maires-socialistes/.

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  15. Thibaut Loosveld - 17 février 2011 9 h 27 min

    @ seb:

     » Le souci, c’est que la citation que vous donnez, est attribuée par certains historiens à non pas M. Laval…Mais M. Weygand. Et dans ses “Mémoires” le Général De Gaulle mentionne aussi ledit Weygand quand il explique comment “Vichy” a tenté de le destabiliser, lui, et encore plus Churchill.  »

    Non, pas du tout. J’ai oublié son nom et son prénom, vous les connaîtrez en lisant sa déposition dans le compte-rendu du procès.

    “Paul Reynaud a déclaré qu’après m’avoir donné la direction du haut commandement, il avait songé à me limoger, mais il ne l’a pas fait ; il a déclaré également qu’il n’avait pas confiance en nous ; s’il n’avait pas confiance, pourquoi nous a-t-il fait venir ? Enfin, il a pensé à nous destituer, moi et le Maréchal Pétain, mais il ne l’a pas fait. ”

    Paul Reynaud ne connaissait pas le maréchal Pétain, il ne savait rien de ses relations avec le CSAR et l’OSARN. Si le Président du Conseil l’a fait entrer au Gouvernement avec Weygand, c’était pour redonner la certitude de la victoire aux Armées puisque les deux hommes étaient les derniers chefs militaires de 1914-1918.

     » Très personnellement, je pense que M. REYNAUD a fait – comme beaucoup de politiciens – porter le chapeau au Maréchal Pétain, qui pour ses actes doit être réprouvé…Mais sans être, néanmoins, diabolisé.  »

    Lorsque les Allemands envahirent la zone non occupée, Paul Reynaud, détenu au Portalet, envoya cette lettre à Pétain: « Une question se pose à votre honneur: allez-vous livrer votre ancien chef à l’ennemi ? »

     » Pour moi, le Maréchal Pétain, c’est l’homme qui a cru que la France l’appelait. Et qui, pour de mauvaises raisons, a enteriné un pacte contre elle. Sans véritable mauvaises intentions…Seulement par bétise, vieillesse ou simplement manipulation.  »

    C’est évident, puisque Ptéain a comploté et s’il n’a pas été fusillé, c’est parce que les communistes voulaient sa mort.

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  16. seb - 17 février 2011 14 h 53 min

    « Non, pas du tout. J’ai oublié son nom et son prénom, vous les connaîtrez en lisant sa déposition dans le compte-rendu du procès. »

    Les historiens sont donc des idiots ? Au fond, peut importe de qui est la citation. Cela montre seulement que le député témoin est pour le moins un témoin fragile. Un peu comme l’êveque de Rouen, qui déposa en faveur de la « sorcellerie » de Jeanne…Avant de se rétracter, au moment de sa « réhabilitation »…Allant jusqu’à transformer le « nous avons peut être fait une erreur » d’un agent Anglais en « nous avons brûlé une Sainte » ! Sans doute pour dramatiser encore plus l’enjeu…Et complaire à Charles VII !

    « Paul Reynaud ne connaissait pas le maréchal Pétain, il ne savait rien de ses relations avec le CSAR et l’OSARN. »

    Si vos dires sont justes, alors ce Paul Reynaud était un véritable imbécile ! Qu’il n’ait pas eu connaissance, directement, des relations du Maréchal de France, avec les groupes que vous mentionnez, je veux bien. Mais qu’il n’en ait pas eu vent – ne serait ce que par « rumeur » ou « piste » – cela j’en doute fortement.

    La classe politique française aime, depuis la Révolution française (et même avant, si l’on considère qu’elle a pris la suite de la Cour) à répandre son venin. Le Maréchal n’ayant certainement pas que des amis – ne serait ce que De Gaulle – il est plus que probable que le cher Reynaud, en raison de sa charge (président du Conseil) ait été averti ! Qu’il ait sollicité ou non une info !

    « Si le Président du Conseil l’a fait entrer au Gouvernement avec Weygand, c’était pour redonner la certitude de la victoire aux Armées puisque les deux hommes étaient les derniers chefs militaires de 1914-1918. »

    Cela ne signifie rien…Et ne fait que prouver l’imbécilité du cher Reynaud, dans ces conditions !

    Car si l’on peut comprendre « l’effet psychologique » attendu…Il fallait vraiment que Reynaud soit naif pour ne pas adjoindre aux deux « suspects » des hommes de confiance qui seraient chargés de surveiller leurs actes, voire leurs propos !

    « Lorsque les Allemands envahirent la zone non occupée, Paul Reynaud, détenu au Portalet, envoya cette lettre à Pétain: “Une question se pose à votre honneur: allez-vous livrer votre ancien chef à l’ennemi ?”

    Et bien…Cela montre surtout que Reynaud n’en avait rien à faire de la France ! Tout imbu de lui même qu’il était, Charles d’Orléans, prisonnier des Anglais, envoya, lui, une lettre au frère de Henri V pour lui rappeler le droit féodal (à savoir qu’on n’attaque pas un domaine privé de son seigneur : Orléans) et lui demander la délivrance de la France !

    Reynaud, lui, ne songe qu’à lui même !

    « C’est évident, puisque Pétain a comploté et s’il n’a pas été fusillé, c’est parce que les communistes voulaient sa mort. »

    Philippe Pétain n’a comploté contre personne. Il se croyait investi d’une mission. Et si l’on observe son « attention » envers Talleyrand, il pensait sans doute comme l’ancien ambassadeur avoir droit de trahir la « République » si cela visait à sauver « la France ». P.Pétain était le Duc de Bourgogne de 1940, qui croyant préservé sa « Mère Patrie » la donna à l’ennemi sans ménagement.

    Philippe – décidémment – de Bourgogne…Avait la même pensée !

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  17. Thibaut Loosveld - 17 février 2011 18 h 26 min

    @ seb:

     » Mais qu’il n’en ait pas eu vent – ne serait ce que par “rumeur” ou “piste” – cela j’en doute fortement.  »

    Vous avez tort d’en douter: les deux hommes ne se connaissaient pas. Si le Président du Conseil avait connu la complicité du maréchal avec l’OSARN et le CSAR, il ne lui aurait jamais proposé de rentrer au Gouvernement.

     » Philippe Pétain n’a comploté contre personne.  »

    Vous mentez, puisque Pétain fut reconnu coupable d’attentat contre la sûreté intérieure de l’Etat. Les archives vichystes ayant été détruites, il faut se reporter aux dépositions du procès de Riom pour connaître les causes de la défaite de juin 1940. Je citerai celle du commandant Caillet qui, ayant remarqué qu’une route débouchant des Ardennes vers Sedan n’était pas protégée, pensa avec raison que les blindés allemands pouvaient arriver par cette route. Il ordonna de faire fortifier cette route par des murs en béton confortés par des gros billots de chêne et l’ordre fut donné par le général Huntziger -plénipotentiaire puis ministre vichyste- de détruire cet ouvrage. Dans la nuit du 7 mai 1940, le colonel Lefrançois remarqua des blindés allemands qui, tous feux allumés, roulaient vers Duisbourg. Il donna l’alerte à son état-major et on lui répondît qu’il s’était certainement trompé, que ce n’était pas possible que ce soient des blindés. Toujours est-il que ce sont effectivement ces chars qui déferlèrent dans les Ardennes qelques jours plus tard. On sait aussi que l’armée Corap, appelée en renfort, s’est retirée en plein jour, sous le feu des stukas, sur ordre du général Huntziger et que des débris de cette armée furent retrouvés jusqu’à Compiègne, ETC…

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  18. seb - 17 février 2011 20 h 45 min

    « Vous avez tort d’en douter: les deux hommes ne se connaissaient pas. Si le Président du Conseil avait connu la complicité du maréchal avec l’OSARN et le CSAR, il ne lui aurait jamais proposé de rentrer au Gouvernement. »

    M. REYNAUD était un homme politique. Mais il était surtout « Président du Conseil » l’équivalent (en gros) du poste de Premier Ministre et la « prédominance » en plus, puisqu’il était considéré par les Français, bien plus que ne l’était le « Président de la République » réduit (il est vrai) à des tâches purement symboliques.

    Ce poste (convoité) ne pouvait que susciter une « Cour » autour du brave Reynaud.

    Et parmi celle ci, des gens (conseillers, « lieutenants » ou hommes de main) désireux de « se faire connaître » du brave Reynaud…Ou de le servir, en vue d’obtenir une charge publique.

    Si Reynaud ne connaissait pas « personnellement » P. Pétain, il pouvait bien se renseigner – après tout, les RG étaient déjà là ! – pour « tater » le terrain, avant de proposer la France sur un plateau à un « parfait inconnu », néanmoins bénéficiaire des lauriers de la victoire de 14-18 !

    Reynaud, à l’évidence, n’a pas eu la « curiosité » nécessaire à son poste ! Sinon, il aurait demandé – avant toute proposition – à des personnes connaissant directement ou indrectement P. Pétain, des informations sur l’homme !

    Et comme dit précédemment, il n’a pas plus eu la prudence, méfiance, liée(s) à son mandat, sinon il aurait adjoint à P. Pétain des « mouches » pour « rapporter » son action sur le terrain !

    « Vous mentez, puisque Pétain fut reconnu coupable d’attentat contre la sûreté intérieure de l’Etat. »

    Par un tribunal aussi impartial que celui de Louis XVI ! Vous parlez d’un exemple ! Du reste, je trouve que la condamnation est particulièrement absurde. P. Pétain n’a jamais porté atteinte à la sécurité intérieure de « l’Etat ».

    En revanche, il a commis le même forfait que le Duc de Bourgogne : il a privé la France de sa Souveraineté (en voulant « seulement » mettre fin à la « gueuse » (République))

    P. Pétain n’était que l’épée d’un possible (probable) complot monarchiste/bonapartiste pour mettre fin au « gouvernement » de la France, à savoir la République. Un peu comme devait l’être Napoléon Bonaparte. Sauf que, dans les deux cas, finalement, c’est l’épée qui a mis tout le monde « à la baguette » !

    Je pense qu’il était d’accord (effectivement) pour démolir la République, et qu’une des façons d’y arriver, c’était de discréditer cette dernière aux yeux des Français, via une défaite militaire. Napoléon avait procédé de même avec le « Directoire ». Et il faut croire que dans les deux cas, les « républicains » avaient échoué à faire aimer (énormément) la République, puisque les Français se sont rangés derrière « l’épée ».

    Pour autant, certains actes de P. Pétain, ne serait ce que l’édification d’un Constitution, montrent que ce dernier ne voulait pas « attenter » à la souveraineté de la France, et donc des Français. P. Pétain pouvait être pour un roi, un Empereur, ou la souveraineté du Peuple…Il n’était pas favorable à une France dépendante de qui que ce soit.

    C’est ce qui explique, je crois, ces tentatives de se rapprocher des Français, ses essais pour préserver les Français des malheurs et pour restaurer la puissance française, via une alliance avec l’Allemagne, mais en tant que partenaire, d’où son « équipée » avec Laval. (à mon sens)

    Et je crois, très personnellement, que P. Pétain a cru être un nouveau Duc de Bourgogne ou bien un Napoléon sur le tard, destiné à être un grand réformateur en plus d’un protecteur pour le pays.

    Mais qu’à un moment donné, il a compris qu’il s’est trompé…Mais sans vouloir se l’avouer.

    Il me fait penser, d’une certaine façon, à la reine Isabeau de Bavière, qui croyait qu’en donnant la France à Henri V – via le traité de Troyes – une aire de paix et de bonheur, allait se profiler ! Et mieux encore, que le « vainqueur » allait traiter la France comme un trophée, un cadeau inespéré, non comme une vassale qu’on peut fouetter à loisir.

    Cette reine fut confrontée à une chose terrible pour elle : elle vit une jeune fille (Jeanne) abattre en UN AN le château de cartes qu’elle s’était imaginée ! Une jeune fille que, horreur ! Le Peuple adulait ! Une jeune fille qui, en plus, soutenait son « faible » fils…Qui était pourtant très ingrat.

    Et bien, je pense que P. Pétain a cru au « rêve » de Laval, d’une France partenaire de l’Allemagne nazie, régnant à ses cotés. Et peut être – à l’image d’Isabeau – a t il penser qu’après une période un peu difficile, les Français se prendraient à aimer le nouveau régime…Voire (fantasme !) que Hitler ou son successeur, aurait à coeur de rétablir la Monarchie en France…

    Or, voilà qu’une « Jeanne » se présente en la personne de Charles De Gaulle. (Quand je vous dis que c’est un éternel recommencement : Charles (VII) contre Philippe (de Bourgogne), Charles (De Gaulle) contre Philippe (Pétain))

    Le Général inverse la situation…Les Français se prennent à rêver de la République ! Et pire encore, rejettent en bloc une « cohabitation » avec l’Allemagne ! Ils « résistent » ! A qui ? A lui ! Leur défenseur ! Leur protecteur ! Comment M. Pétain aurait il pu accepter un tel opprobre ?

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  19. Thibaut Loosveld - 17 février 2011 23 h 45 min

    @ seb:

     » Par un tribunal aussi impartial que celui de Louis XVI ! Vous parlez d’un exemple ! Du reste, je trouve que la condamnation est particulièrement absurde. P. Pétain n’a jamais porté atteinte à la sécurité intérieure de “l’Etat”.  »

    Il n’y a aucun élément de comparaison entre les deux procès !

     » Je pense qu’il était d’accord (effectivement) pour démolir la République, et qu’une des façons d’y arriver, c’était de discréditer cette dernière aux yeux des Français, via une défaite militaire.  »

    C’est en effet un attentat contre la sûreté intérieure de l’Etat que Pétain fomenta.

     » C’est ce qui explique, je crois, ces tentatives de se rapprocher des Français, ses essais pour préserver les Français des malheurs et pour restaurer la puissance française, via une alliance avec l’Allemagne, mais en tant que partenaire, d’où son “équipée” avec Laval. (à mon sens)  »

    Ce que vous décrivez s’appelle un renversement d’alliances ! Car après l’arrestation de Laval, les Français s’estimèrent à tort car le régime de Darlan fut encore pire. C’est sous son règne que fut décidée l’opération en Syrie destinée à poignarder dans le dos nos Alliés anglais, que des marins français furent envoyés à la mort dans la souricière d’Oran occupée par les Américains, et que la seconde flotte d’Europe fut volontairement coulée alors qu’elle pouvait reprendre le combat au côté des nos Alliés et précipiter la défaite allemande.

     » Et bien, je pense que P. Pétain a cru au “rêve” de Laval, d’une France partenaire de l’Allemagne nazie, régnant à ses cotés.  »

    Le rêve du socialiste Laval -qui était en réalité un cauchemar pour les Français- fut que la France remplaçât l’Italie comme second de l’Allemagne, à n’importe quel prix.

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  20. Thibaut Loosveld - 14 mars 2011 11 h 32 min

    Ainsi donc, le socialisme fut entre 1940 et 1944 un cauchemar pour les Français comme le fut le communisme soviétique pour les Russes http://museum.gulagmemories.eu/.

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