L’industrie, voilà notre destin !

Quelques membres du collectif

Quelques membres du collectif

Élus de terres industrielles, nous avons souvent partagé les combats des ouvriers et de leurs entreprises, combats contre des concurrents déloyaux, combats contre des spéculateurs prêts à déménager leurs machines par une nuit sans lune ; mais leurs joies et leurs espoirs aussi quand un marché nouveau s’ouvrait ou qu’une découverte dessinait un avenir collectif.

L’industrie, pour nous, ce sont des hommes et des femmes, des territoires, des chercheurs, mais c’est aussi l’histoire et le destin de notre pays.

Nous sommes attachés à l’idée de politique industrielle parce qu’elle exprime une volonté, le refus du déclin annoncé, une ambition partagée par l’ouvrier, l’ingénieur et le patron. Cette politique est née de la volonté du Général De Gaulle, au lendemain de la guerre, de donner à notre pays l’indépendance qui lui avait fait tant défaut : l’histoire lui donnera raison d’avoir lancé le programme nucléaire civil et militaire. Dès 1958, d’autres programmes sont engagés dans des secteurs stratégiques, comme l’aéronautique, les transports et l’industrie spatiale, qui signent, cinquante ans plus tard, la pertinence de cette « politique de puissance », poursuivie par Georges Pompidou.

Nicolas Sarkozy, alors ministre des Finances, a renoué avec cette ambition, en favorisant la construction d’un des premiers groupes pharmaceutiques mondiaux, Sanofi-Aventis, en sauvant Alstom de la faillite. Depuis ont été créés les pôles de compétitivité, le Fonds stratégique d’investissement, le groupe Oséo ; une politique publique, encore modeste, d’intelligence économique, a été engagée, ainsi qu’une réflexion collective sur l’avenir de notre industrie à travers les états généraux puis la Conférence nationale de l’industrie, qui associe, enfin, comme au Fonds stratégique d’investissement (FSI), les partenaires sociaux.

La crise financière a démontré qu’il ne reste plus que l’Etat quand le marché ne « marche » plus. C’est à lui qu’il revient de donner du sens quand les économies perdent le sens commun ; c’est à lui de garantir la cohésion sociale quand le marché entretient des rentes inacceptables ; à lui encore de définir nos intérêts stratégiques, de conjuguer nos talents.

Nous croyons à l’industrie : parce qu’elle est pour nous le visage de l’économie réelle, dont la crise financière a souligné qu’elle constituait le plus solide pilier de résistance quand tout s’effondrait. Elle est le visage de ses ouvriers et de ses ingénieurs qui font la vitalité de nos territoires, qui donnent un sens à la recherche, construisent nos indépendances, garantissent notre influence commerciale et diplomatique dans le monde.

Mais notre industrie a souffert : à travers des délocalisations, les démantèlements organisés par des spéculateurs et la tyrannie des marchés financiers, elle a perdu 500.000 emplois depuis 2000 et sa part dans le PIB atteint péniblement 14 %, derrière l’Allemagne (27 %) et même le Royaume-Uni (17 %), que l’on croyait désindustrialisé. Elle est attaquée dans ses efforts de développement par une Commission européenne, hostile aux champions nationaux et même européens, qui a réussi à faire de notre continent le seul territoire de développement économique au monde aussi ouvert et aussi offert. Elle est violemment déstabilisée par les efforts des nouveaux pays industriels, à l’instar de la Chine, qui va consacrer, dans les cinq prochaines années, 1.500 milliards de dollars à ses priorités technologiques. Elle est même parfois fragilisée par des organisations non gouvernementales qui entachent sa réputation et ne partagent pas notre conception de l’intérêt général. Peut-on même dire qu’elle est soutenue par les établissements bancaires, suffisamment comprise par nos administrations, véritablement aimée par nos jeunes ingénieurs ?

L’industrie française et européenne affronte une véritable guerre économique. Une guerre, pour l’opinion publique, sans visage et sans image. Une guerre à laquelle nous autres, Français et Européens, ne sommes pas suffisamment préparés, une guerre où nous souhaiterions simplement avoir le droit de lutter à armes égales.

Notre groupe est convaincu qu’il faut se doter, collectivement, Etat, élus, entreprises, syndicats, universitaires et chercheurs d’une audacieuse politique industrielle, d’une nouvelle grille de lecture de la mondialisation aussi, qui n’est ni le paradis des ultralibéraux ni l’enfer des altermondialistes : mais bien le théâtre d’opportunités à saisir et de risques dont il faut se prémunir, sans naïveté ni paranoïa. L’industrie, voilà notre destin.

*Collectif de députés UMP (source : les Échos)

M. Bernard Carayon (Tarn), Olivier Dassault (Oise), Mme Sophie Delong (Haute-Marne), M. Daniel Fasquelle (Pas-de-Calais), M. Claude Gatignol (Manche), M. Gérard Hamel (Eure-et-Loir), M. Alain Joyandet (Haute-Saône), M. Jacques Kossowski (Hautsde-Seine), M. Daniel Mach (Pyrénées-Orientales), M. Richard Mallié (Bouches-du-Rhône), M. Damien Meslot (Territoire de Belfort), M. Jacques Myard (Yvelines), M. Jean Proriol (Haute-Loire), M. Didier Quentin (Charente-Maritime), M. Frédéric Reiss (Bas-Rhin), M. Jean-Marie Sermier (Jura), M. Michel Terrot (Rhône), M. Christian Vanneste (Nord)

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15 commentaires

  1. Courouve - 25 janvier 2011 13 h 56 min

    La lutte des classes à la française n’est pas pour rien dans le déclin de l’industrie de notre nation ; voir ce qui se passe dans les ports avec les grèves de la CGT.

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  2. Louis Cypher - 25 janvier 2011 16 h 49 min

    Principales causes du déclin à la française :
    – les virages technologiques ratés pour les biens de consommation courante passés et futurs.(informatique / multimédia)
    – Trop peu de haut de gamme.
    – Trop peu de savoir-faire spécifique conservé.
    – Une législation qui vise à protéger les rentes de situations des « gros » en place au détriment de l’innovation concurrentielle.
    – Une administration ubuesque, incompréhensible, désorganisée et une culture du « grattes moi ce papier que je puisse ensuite le classer pour rien ».
    – Une jungle fiscale qui favorise les « gros » au détriments des TPE et PME : les niches fiscales sont optimisées pour les riches clients de cabinets d’avocats fiscalistes qui embauchent à tour de bras du député pour des « activité de conseils ». Pas pour la petite PME du coin….
    – Une législation financière qui favorise la spéculation en lieu et place de l’investissement productif.
    – Un enchevêtrement absurde de strates de pouvoir administratives qui polluent les prises de décisions.

    Sans oublier la seule erreur des 35h (à mes yeux) : le timing de la mise en place de cette mesure structurelle, au moment même où la chine ouvrait en grand ses usines au monde pour piller les savoir-faire et les processus de fabrication…

    Bref.
    En matière de renouveau industriel, l’état et le politique ne sont pas la solution : ils sont le problème.
    Comment des des politicards, qui ne sont que des points de dépense sans rentabilité, pourraient comprendre le monde du travail ?
    Que peut-on attendre de personnes majoritairement issues du monde de la fonction publique ? Combien de députés ont déjà tenu une comptabilité ? fait grandir et prospérer une entreprise ? Géré du personnel ? gouté aux joies de la concurrence ? et pire que tout, combien ont déjà gagné de l’argent non pas en temps que parasites (cumulards sur-payés et irresponsabilisés) mais en tant que créateurs de richesses (et non dilapideurs de richesse nationale ?) (joyandet fait partie de ceux qui ont gagné du fric, mais qui, malheureusement aiment un peu trop les avions…)

    On est en effet bien loin de la vision industrielle des politiques de sortie de guerre…la seule et unique préoccupation du politique d’aujourd’hui, c’est protéger son statut, se servir de la france, se déresponsabiliser, garantir son immunité et faire plaisir à un lobby quelconque afin de se réserver un emploi en cas de coup dur.

    Vous parlez de guerre économique ? Le principal problème est que les généraux de la bataille (les politiques français) sont plus enclins à se vendre à l’ennemi, à trahir, à ralentir et alourdir leur troupes qu’a protéger leurs soldats…en temps de guerre, ca mérite le cour martiale, non ?

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  3. BOCQUILLET - 25 janvier 2011 18 h 28 min

    Bonjour Monsieur le Député
    Malgré le respect que je dois à votre titre, je me permet de vous dire que votre déclaration se résume à du verbiage . des olutions existent pour combattre la mondialisation de l’économie, il faut revoir les traités européens , la BCE doit financer les déficits des pays en difficulté comme le faisait la BDF avant 1974 avec des taux extrèmement bas et non en emprentant sur le marché mondial aupèrs des banquiers mondialistes qui en profite largement. Puis nous devons comme le font les états unis et la chine établir des écluses douanières aux frontières de l’ Europe. Avec ces deux mesures mis en pratique, l’économie européenne et Française repartira , sans aucun doute car nous avons effectivement la main d’oeuvre pour le faire. C’e’st une idée prônée par le MNR de Bruno Mégret

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  4. seb - 25 janvier 2011 22 h 00 min

    « Elus de terres industrielles, nous avons souvent partagé les combats des ouvriers et de leurs entreprises, combats contre des concurrents déloyaux, combats contre des spéculateurs prêts à déménager leurs machines par une nuit sans lune ; mais leurs joies et leurs espoirs aussi quand un marché nouveau s’ouvrait ou qu’une découverte dessinait un avenir collectif.  »

    Formidable…Mais sans vouloir trop en demander, ne pensez vous pas qu’il serait plus utile au pays (et aux ouvriers que vous prétendez défendre « accessoirement ») que vous alliez (comment dire ?) voir M. BARROSO et les membres de la Commission Européenne, pour leur rappeler que « l’Europe » a un intérêt comme les autres…Et que le premier boulot de ladite « Commission » est…De le défendre ?

    « Acessoirement » ne devriez vous pas demander quelques explications à M. FILLON, qui sans coup férir, à signer la « stratégie de Lisbonne » II…Alors qu’on est sur qu’elle aura le même « succès » que la numéro I ? (Cf « euractiv »)

    Je ne sais pas moi…Ne pourrait on pas (au Parlement ?) débattre de l’intérêt de continuer à creuser la tombe de l’industrie européenne ?

    « L’industrie, pour nous, ce sont des hommes et des femmes, des territoires, des chercheurs, mais c’est aussi l’histoire et le destin de notre pays. »

    Ha bon ? Pourquoi alors avez vous axé la politique de la France (n’êtes vous pas le Législateur ?) sur les services essentiellement ? Quant à la « destinée » de notre pays…En êtes vous si sur ?

    La France est indéniablement plus un pays « agricole » et de « service » qu’un pays « agricole ». Ce n’est pas l’Allemagne et ce ne le sera jamais. Quand bien même nous le voudrions (je peux vous le dire puisque je voyage beaucoup) nous ne pourrions pas rivaliser avec, pour ex, l’industrie allemande. Pour la simple raison que les Allemands sont perçus (ce qui n’est pas toujours vrais) comme des gens infiniment sérieux…Quand les Français sont eux appréciés pour leur créativité, originalité….Et leur sens de la terre.

    « Nous sommes attachés à l’idée de politique industrielle parce qu’elle exprime une volonté, le refus du déclin annoncé, une ambition partagée par l’ouvrier, l’ingénieur et le patron. »

    On se croierait dans les années 30 ! Le « patron » n’a pas d’ambition M. VANNESTE….Du moins sur le plan industriel ! Pour la simple raison que, le plus souvent, soit il fait de la sous traitance, soit il est établi dans un poste, soit par l’Etat…Soit par un groupe…Et donc sa seule ambition, c’est de gagner un salaire correct !

    Quant à « l’ouvrier » là encore, sa préoccupation va à son emploi…Non à l’avenir (en tant que tel) de la Société. Il est vrai qu’il y a tellement, désormais, un capitalisme débridé…Qu’en dépit des efforts consentis, on se retrouve toujours à poil.

    Vous voulez aider l’industrie M. VANNESTE ? Alors plaider en faveur d’un « capitalisme humain »…C’est à dire un capitalisme où les ouvriers peuvent travailler en se disant que leurs efforts seront récompensés, où le « patron » (le superviseur) établi des objectifs pour la santé de l’entreprise, pas seulement celle des donneurs d’ordres ou/et actionnaires…Et le plus important, un capitalisme qui trouverait parfaitement anormal que les cours de la bourse augmente…Quand on annonce des licenciements massifs.

    « Cette politique est née de la volonté du Général De Gaulle, au lendemain de la guerre, de donner à notre pays l’indépendance qui lui avait fait tant défaut »

    La France était indépendante, M. VANNESTE ! M. DE GAULLE a redoré la « chose politique »…Il a vraiment compris le sens de « gouverner » : ANTICIPER POUR L’AVENIR.

    « L’histoire lui donnera raison d’avoir lancé le programme nucléaire civil et militaire. Dès 1958, d’autres programmes sont engagés dans des secteurs stratégiques, comme l’aéronautique, les transports et l’industrie spatiale, qui signent, cinquante ans plus tard, la pertinence de cette « politique de puissance », poursuivie par Georges Pompidou. »

    Jusqu’à ce que…L’Union Européenne (ou plutôt la CE(E) s’en mèle…Via le traité de Maastricht qui empêchera (avec le consentement des politiques français) la dette « d’investissement »…D’autant que, dans le même temps, stupidement (mais il est vrai que M. POMPIDOU est un « parent » des Rotchilds) reprenait l’indépendance de la France en la privant du nerf de la guerre : sa monnaie…Et son pouvoir régalien d’émission de cette dernière ! (Article 123 du traité de Lisbonne, que vous avez encore une fois approuvé M. VANNESTE)

    « Nicolas Sarkozy, alors ministre des Finances, a renoué avec cette ambition, en favorisant la construction d’un des premiers groupes pharmaceutiques mondiaux, Sanofi-Aventis, en sauvant Alstom de la faillite. Depuis ont été créés les pôles de compétitivité, le Fonds stratégique d’investissement, le groupe Oséo ; une politique publique, encore modeste, d’intelligence économique, a été engagée, ainsi qu’une réflexion collective sur l’avenir de notre industrie à travers les états généraux puis la Conférence nationale de l’industrie, qui associe, enfin, comme au Fonds stratégique d’investissement (FSI), les partenaires sociaux. »

    M. VANNESTE…Ce n’est pas gentil « d’oublier » que le Premier Ministre, alors, s’appelait M. DE VILLEPIN ! Et le Président…M. CHIRAC ! Sont ils, selon vous, pour rien dans ces décisions ? Qui du reste…N’ont pas eu de si grands résultats que cela ? (Dixit l’équipe BARROSO)

    « La crise financière a démontré qu’il ne reste plus que l’Etat quand le marché ne « marche » plus. »

    Faux…Il ne reste plus que les CONTRIBUABLES !

    « C’est à lui qu’il revient de donner du sens quand les économies perdent le sens commun ; c’est à lui de garantir la cohésion sociale quand le marché entretient des rentes inacceptables ; à lui encore de définir nos intérêts stratégiques, de conjuguer nos talents. »

    Mais alors pourquoi « l’Etat » comme vous dites – je devrais dire le Législateur – a t il (avec une surprenante ? Naiveté) confié aux banques le soin d’émettre de la monnaie (en refusant ce droit REGALIEN à l’Etat), de s’en référer aux marchés et à lui seul (avez vous lu le traité de Lisbonne M. VANNESTE ? Moi oui !)

    Napoléon (qui n’était pas un idiot) le disait très explicitement : donnez aux banquiers le pouvoir de réguler le marché et d’émettre de la monnaie…C’est se mettre sous leur dépendance. Du reste, on voit que (ho bizarre) depuis cette décision stupide, les scandales financiers se succèdent !

    Vous voulez « réguler » le marché M. VANNESTE ? Redonnez son « indépendance » à la France ? Restaurer l’Etat ? Et bien demandez le rétablissement de la « glass steagall » française…Mise en place par le Général De Gaulle…Et qui a été bassement (et stupidement) « ajournée » puis « abandonnée » avec le succès qu’on sait !

    « Nous croyons à l’industrie : parce qu’elle est pour nous le visage de l’économie réelle, dont la crise financière a souligné qu’elle constituait le plus solide pilier de résistance quand tout s’effondrait. »

    L’économie « réelle » ? Que faites vous des services et de l’agriculture ?

    « Elle est le visage de ses ouvriers et de ses ingénieurs qui font la vitalité de nos territoires, qui donnent un sens à la recherche, construisent nos indépendances, garantissent notre influence commerciale et diplomatique dans le monde. »

    C’est bien de flatter M. VANNESTE. Mais la France rayonn(ait) surtout au plan international par son originalité. En étant un pole d’équilibre elle est(ait) respectée. L’industrie n’a rien à y voir.

    « Mais notre industrie a souffert : à travers des délocalisations, les démantèlements organisés par des spéculateurs et la tyrannie des marchés financiers, elle a perdu 500.000 emplois depuis 2000 et sa part dans le PIB atteint péniblement 14 %, derrière l’Allemagne (27 %) et même le Royaume-Uni (17 %), que l’on croyait désindustrialisé. »

    Je suis d’accord avec vous sur le début…Mais là encore, vous n’avez qu’à vous en prendre qu’à vous même : QUI a permis délocalisation, marché débridé, et consort…Sinon le Législateur ? Je ne vous ai pas entendu – une seule fois – dénoncer le comportement naif de la Commission Européenne, le manque de défense affligeant de NOS INTERETS au plan européen et internationaux !

    Ou plutôt…Si, vous le faites sur votre blog…MAIS NE DEVRIEZ VOUS PAS être à la tête d’un « groupe de députés » qui chaque année ferait passer (en France) les membres de la Commission sur le grill ? Avec à la clé refus de voter les « lois de transposition » européennes…Si elles sont en contradiction avec les intérêts FRANCAIS ou/et de la zone ? Idem pour ce qui est des « négociateurs » de la Commission Européenne à l’OMC ?

    Vous dites beaucoup de choses justes, que j’approuve…Mais vos actes sont en contradiction avec vos propos. J’en suis désolé, mais c’est vrai. Cette Commission Européenne, dont vous dénoncez (sur le blog) avec panache le peu d’appétence à exercer une vraie politique (quelle qu’elle soit)…Vous lui avez confié le pouvoir d’en faire à sa tête.

    Vous lui avez aussi donné la PERSONNALITE JURIDIQUE. C’est à dire qu’elle pourra signer des accords qui ENGAGERONT le pays ! Et cela sans que vous ayez (vous représentant du Peuple « Souverain ») la moindre doléance à formuler ! (Vous avez un droit de regard sur les directives mais c’est tout)

    Vous n’avez même pas mis de garde fous à cette folie ! Les Allemands, eux, l’ont fait. Les Anglais aussi. Comme par hasard…Leur intérêt est mieux défendu ! Curieux non ?

    Votre comparaison au PIB est en revanche étonnante. Oui, c’est vrai…Nous n’avons pas un % aussi fort que les Allemands ou l’Angletetere. Etes vous surpris ? La FRANCE n’est pas une terre d’industrie ! Il n’est donc pas étonnant que les Français se dirigent vers des matières qu’ils apprécient plus…Et où ils se sentent plus forts ! Comme les services ou l’agriculture ! (Que vous avez du reste, sans cesse, favorisé)

    Les Allemands ne se disent pas « nous n’avons que x % de gens qui travaillent dans le tourisme »…Ils savent très bien que la France est incontestablement plus « attirante » en la matière, que l’Allemagne ! Donc, nécessairement, il y a plus d’emplois « industriels » en Allemagne qu’en France…Et inversement plus d’emplois « de services » en France ! Théorie des avantages comparatifs et absolus M. VANNESTE !

    Vous voulez favoriser l’emploi « industriel » en France ? Il y a une méthode « formidable » : faire la guerre. Les USA ont réussi, de cette façon, à redynamiser leur « industrie » et les Allemands ont pareillement obtenu le soutien des « Français » sous l’Occupation…En leur faisant construire (notamment) des avions en vue de faire du tort à l’Angleterre résistante !

    « Elle est attaquée dans ses efforts de développement par une Commission européenne, hostile aux champions nationaux et même européens, qui a réussi à faire de notre continent le seul territoire de développement économique au monde aussi ouvert et aussi offert. »

    Comment comprendre que cette « Commission » ait alors reçu le soutien du PPE, du Président SARKOZY, et de M. FILLON ? On se le demande bien…!

    « L’industrie française et européenne affronte une véritable guerre économique. Une guerre, pour l’opinion publique, sans visage et sans image. Une guerre à laquelle nous autres, Français et Européens, ne sommes pas suffisamment préparés, une guerre où nous souhaiterions simplement avoir le droit de lutter à armes égales. »

    Alors demandez donc à M. SARKOZY pourquoi il a soutenu M. BARROSO ? Adhère à toutes les opinions de TRICHET ? Et ne fait rien pour dénoncer les « négociateurs » vendus de la Commission à l’OMC !

    « Notre groupe est convaincu qu’il faut se doter, collectivement, Etat, élus, entreprises, syndicats, universitaires et chercheurs d’une audacieuse politique industrielle, d’une nouvelle grille de lecture de la mondialisation aussi, qui n’est ni le paradis des ultralibéraux ni l’enfer des altermondialistes : mais bien le théâtre d’opportunités à saisir et de risques dont il faut se prémunir, sans naïveté ni paranoïa. L’industrie, voilà notre destin. »

    Et que préconise « votre groupe » ? Le statu quo ? Il fallait agir AVANT, M. VANNESTE…Pas quand tout est terminé. Il ne fallait pas voter le traité de Lisbonne. Il ne fallait pas accepter les négociations de Doha. Il ne fallait pas non plus accepter BARROSO.

    Tout ceci, vous l’avez fait. Résultat ? Une « stratégie » plus que bancale, une Commission incompétente et connue comme telle, des politiques qui se prétendent impuissants…Et bien sur, pour couronner le tout, des accaparateurs qui rigolent bien des maux qu’ils infligent à notre pays, puisque le Législateur continue, inexorablement, à voter les maux qu’il dénonce…A posteriori.

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  5. Thibault Loosveld - 25 janvier 2011 22 h 31 min

    @ Louis Cypher:

    Bull a raté le virage technologique de l’IBM PC par la faute de Jean-Pierre Chevènement. C’est en effet sous son autorité que Bull fut contraint d’absorber ses concurrents nationaux en conservant leurs systèmes d’exploitation.
    http://alain.aussedat.free.fr/originesAussedat/livreJPB.pdf

    Les média se sont très peu intéressés à la Conférence nationale de l’industrie http://savoieactu.typepad.fr/mon_weblog/2010/02/president_elysee-1.html

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  6. Thibault Loosveld - 25 janvier 2011 22 h 33 min

    http://www.dailymotion.com/video/xc9bgh_le-president-recoit-la-jeunesse-sav_news

    Ce lien est valide !

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  7. Thibault Loosveld - 26 janvier 2011 10 h 36 min

    @ Louis Cypher

     » Principales causes du déclin à la française :
    – les virages technologiques ratés pour les biens de consommation courante passés et futurs.(informatique / multimédia)  »

    C’est vrai et rappelons que Jean-Pierre Chevènement fut le responsable de l’échec de Bull à suivre le virage de l’IBM PC.
    http://alain.aussedat.free.fr/originesAussedat/livreJPB.pdf

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  8. Thibault Loosveld - 26 janvier 2011 22 h 32 min

    Le système judiciaire, voilà notre fléau !

    http://www.frontnational.com/?p=6355

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  9. Thibaut Loosveld - 15 mars 2011 11 h 46 min

    Et voici une relocalisation dont les journaux télévisés anti-nucléaires adeptes du catastrophisme ne parleront jamais: la création de 40 emplois à Sallanches par l’industriel Rossignol.

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  10. Thibault Loosveld - 8 mai 2011 18 h 22 min

    La résistance des constructions mécaniques françaises aux conditions extérieures est sans égal. D’ailleurs, c’est si vrai que les Australiens ont choisi Poma pour leur télécabine implantée en forêt tropicale humide http://www.youtube.com/watch?v=x-4sFoCAQdw.

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  11. Thibault Loosveld - 5 octobre 2011 19 h 47 min

    http://www.fdesouche.com/246084-chili-exploit-historique-des-alpinistes-de-larmee-francaise

    Et, au sujet de la Cordillère des Andes, il est évident que les marchés à conquérir restent considérables pour les entreprises de remontées mécaniques, à l’instar de la télécabine Pomagalski située non loin de San Martin de Los Andes.

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  12. Thibault Loosveld - 20 décembre 2011 12 h 51 min

    Concernant la présence au Brésil des entreprises françaises, nous citons évidemment la société Pomagalski qui a tout récemment été choisie -avec Odebrecht, OAS et Carioca de Engenharia- pour livrer en fin d’année prochaine le « Morro da Providencia » à Rio de Janeiro.

    http://www.gollnisch.com/2011/12/16/reve-fantasme-et%E2%80%A6-cauchemar-bresilien/

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  13. Thibault Loosveld - 4 mai 2012 14 h 45 min

    Et le savoir-faire de Pomagalski continue à s’exporter:

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