Manifeste pour la dignité de la personne en fin de vie

Dans quelques jours, le 25 janvier prochain, le Sénat va débattre de trois propositions de lois tendant à légaliser l’euthanasie dont l’une est présentée par un collègue UMP, Alain Fouché. Chaque année, ce sujet revient sur le devant de la scène grâce à un lobbie très puissant. Rappelez-vous, en 2009, j’intervenais déjà dans l’hémicycle contre une proposition de loi socialiste visant à légaliser le « droit de finir sa vie dans la dignité” (sic).

Le respect de la Vie dans la Dignité, c’est avant tout, le respect de la Personne humaine et de cette Personne collective qu’est la Société inséparable de ses valeurs, au premier rang desquelles figure l’humanisme.

Il n’est dès lors pas étonnant de rencontrer dans le combat pour l’euthanasie et pour la promotion de l’institutionnalisation du mariage homosexuel, ces mêmes personnes qui font de la transgression leur fond de commerce ruinant ainsi les fondements de l’anthropologie qu’elle soit judéo-chrétienne ou rationnelle.

Compte tenu des enjeux médicaux et sociétaux, la mobilisation de tous doit être déterminante. C’est pourquoi je vous invite à signer le Manifeste du Collectif Plus digne la Vie. Comme l’indique le manifeste, plutôt que de vouloir légaliser de telles pratiques, la priorité et le devoir des décideurs politiques devraient être de favoriser l’application de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, encore trop méconnue en assurant un égal accès de tous les malades aux soins palliatifs.

Le bloggueur Koztoujours rappelle que :

Au titre de l’information sur la législation, un sondage Opinion Way / SFAP / SFAR / CREFAV / +Digne La Vie vient sérieusement tempérer l’unilatéralisme des sondages de l’ADMD et souligner l’ignorance, par les Français, de l’état de notre législation.

  • 60% des Français considèrent que la priorité doit être donnée au développement des soins palliatifs et non à la légalisation de l’euthanasie; 68% ne savent pas qu’il existe une loi interdisant l’acharnement thérapeutique;
  • Seuls 51% des Français savent que les soins palliatifs consistent notamment en un accompagnement du malade et un traitement de ses douleurs;
  • 52% soulignent l’existence de risques de dérives liées à la légalisation de l’euthanasie et 63% des Français préfèrent qu’un de leur proche gravement malade bénéficie de soins palliatifs plutôt que de subir une injection mortelle.

Chacun d’entre vous peut faire part de son adhésion au Manifeste en le signant ici. Merci !

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5 commentaires

  1. William Adam - 17 janvier 2011 17 h 58 min

    C’est signé ! Merci Monsieur le député !

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  2. grégory - 17 janvier 2011 19 h 56 min

    monsieur vanneste,vous citez les chiffres qui vous arrangent. que dites-vous de ceux qui figurent dans ce sondage?… http://www.francesoir.fr/sante/sondage-plebiscite-pour-l-euthanasie

    comme vous avez détourner le mot « populaire » pour baptiser votre groupe très très à droite,vous vous accaparez les mots « dignité » et « humanisme »…pour moi la dignité et l’humanisme consistent à permettre à des personnes en fin de vie,souffrant de maladies incurables,de choisir de poursuivre ou pas les soins palliatifs. on ne fait pas toujours le bonheur des gens malgré eux,fût-ce au nom d’une pseudo-morale religieuse…

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  3. grégory - 17 janvier 2011 19 h 58 min

    oups… »comme vous avez détourné… »

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  4. Koz - 18 janvier 2011 20 h 31 min

    Grégory, vous auriez pu citer également un sondage de cet automne, digne d’un plébiscite africain : 94% des Français favorables à l’euthanasie…

    La divergence s’explique assez bien : les commanditaires des précédents sondages prenaient soin d’éviter de proposer une alternative quelconque à la mort dans la douleur. C’était soit cela soit l’euthanasie.

    Puisque vous être sensible aux détournements, vous devriez l’être à ce type de manoeuvres. Car lorsque l’on sonde les Français en leur demandant s’ils préfèrent le développement des soins palliatifs ou l’euthanasie, ils sont 60% à préférer le premier.

    Le sondage que vous citez ne permet d’obtenir un tel résultat qu’au prix du simplisme, qui s’accorde pourtant si mal avec les enjeux de la fin de vie.

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  5. grégory - 19 janvier 2011 14 h 16 min

    @ koz…bonjour la paranoïa!…je suis bien évidemment favorable au développement des soins palliatifs,mais je suis également favorable à ce que les personnes en fin de vie,que ce soit à cause d’une maladie incurable ou suite à un accident,puissent avoir le choix entre bénéficier de soins palliatifs jusqu’au bout ou -pour dire les choses pudiquement- tout arrêter lorsqu’elles en manifestent la demande,consciente et réfléchie,et après que les médecins leur aient présenté tous les protocoles de soins palliatifs existants,plutôt que de se voir infliger la volonté de certaines personnes qui prétendent savoir ce qui est bien pour elles à leur place,et comment il est digne de mourir…par ailleurs,j’ai entendu hier leonetti expliquer que dans l’état actuel,la loi permet déjà de pousser les soins anti-douleurs jusqu’à des niveaux où,de fait,ils peuvent entraîner la mort. autrement dit,cela se fait déjà mais il ne faut surtout pas en parler ni appeler un chat un chat. bonjour l’hypocrisie!…

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