François Fillon, un chêne pas abattu…

François Fillon a tenu à demander la confiance de l’Assemblée nationale, alors qu’il n’en avait pas besoin. Son discours qui a pu décevoir certains observateurs n’annonçait pas un nouveau programme, ce qui aurait manqué de sérieux pour les 18 mois qui restent. En fait, il s’agissait de marquer le passage à une seconde étape qui sera caractérisée par 3 objectifs : les deux premiers ont été annoncés par le Premier ministre. Il s’agit d’abord de poursuivre l’élan de la réforme voulue par le Président de la République, en assumant le bilan du début du quinquennat avec une certaine objectivité, puisque le bouclier fiscal va être remis en cause. Il s’agit ensuite de mettre en œuvre des mesures déjà annoncées comme celles qui ont trait à la dépendance ou à l’instauration de jurys populaires dans les juridictions correctionnelles. Mais, l’essentiel est dans le non-dit. Si le Premier ministre a tenu à marquer cette étape de façon aussi solennelle, c’est pour faire entendre clairement qu’il sera pendant la fin du quinquennat le chef d’état-major de la bataille en vue de moderniser le pays et notamment de faire face à la crise économique et à la montée du chômage. Il sera aussi de plus en plus le chef de la majorité comme en témoigne à chacune de ses interventions le soutien enthousiaste du Groupe UMP enfin libéré de son ancien Président et de ses ambitions. Un Président présent de façon stratégique sur la scène internationale, et un chef du Gouvernement achevant les réformes annoncées sur le terrain national, voilà le tandem mis en place avec un Gouvernement resserré et plus compétent pour faire gagner d’abord la France, condition nécessaire pour gagner en 2012.

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2 commentaires

  1. seb - 24 novembre 2010 23 h 47 min

    Un chêne ? Je dirai plutôt un roseau qui se plie sans casser.

    Pour ce qui est des perspectives de la « dernière ligne droite » je suis pour ma part déçu.

    En effet, comme l’a expliqué M. SARKOZY, le Parlement va s’orienter sur le cinquième risque de la Sécurité sociale (alias la « dépendance »).

    Les autres mesures sont « cosmétiques » et il faut bien se dire – il suffit de voir le budget 2011 – l’intérêt que peut représenter l’emploi pour le Gouvernement.

    Alors je pose la question Est-ce bien le moment de s’occuper de cela?

    Quelle image cela donne-t-il des priorités politiques au plus haut niveau?

    J’avais cru comprendre que « les caisses étaient vides »…

    Séduire et rassurer les vieux (électeurs) est certes un but louable puisqu’ils ne restent plus qu’eux à croire aux lendemains qui chantent. Dormez et mourrez, braves gens, nous nous occupons du reste…

    Nous sommes en pleine crise économique mondiale, avec un chômage élevé, et l’une des dernières grandes réformes de ce quinquennat devrait être de se préoccuper de la «dépendance»….!

    Cherchez l’erreur !

    Vous dites que M. SARKOZY sera présent – de façon stratégique – sur la scène internationale…C’est une blague ?

    M. SARKOZY a quitté Séoul – après être arrivé le dernier – le premier ! Il a été arrogant tout le long de son séjour et ses partenaires n’ont pas vraiment apprécié sa…Légereté !

    Dans le même temps, au lieu de se trouver à Bruxelles pour défendre les intérêts de la France en matière de défense – après avoir ouvert la déclassification des docs et ouverts les lieux « interdits » aux juges pour consultation – M. JUPPE parade dans les médias ! Et se paye le luxe de faire payer aux contribuables un sondage d’opinion sur sa personne…Du reste pas représentatif pour un sou.

    Quant à M. FILLON…S’il se préoccupe tant des finances publiques, pourquoi ne tance t il pas Mme LAGARDE qui vient de refiler 90 MILLIARDS D’EUROS à non pas l’Irlande mais les banques irlandaises, qui évidemment devant une telle générosité, seraient bien bêtes de ne pas en profiter !

    Au passage…Tout cela en violant les traités européens. M. SARKOZY ignore t il qu’il est le garant des traités ? Et que permettre à un membre du Gouvernement de prêter/donner de l’argent public, dans un cadre interdit par les traités…Le met en situation de « manquement à ses devoirs dans l’exercice de ses fonctions ».

    Une vraie réforme serait d’enlever à M. SARKOZY son immunité totale ou du moins de permettre aux citoyens de le poursuivre sous le chef d’accusation « manquement à ses devoirs dans l’exercice de ses fonctions » qui donnerait lieu à une procédure d’empêchement.

    De cette manière, on protègerait le Président – qui continuerait de ne pouvoir être poursuivi pour n’importe quoi – mais on ne lui donnerait pas un passeport pour les délits en tout genre…Puisque les Présidents de la République, par principe, n’ont aucune « chance » de se retrouver devant la Haute Cour, les parlementaires préférant leur « chef » à la France. Dans tous les cas. Et à toutes les époques.

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  2. Thibault Loosveld - 25 novembre 2010 14 h 29 min

    Mesures cosmétiques ? L’introduction de citoyens dans les tribunaux correctionnels est une mesure qui fait autant trembler le SM et l’USM qu’une perquisition de la police par surprise chez des personnes qui ont énormément de choses à se reprocher…

    Mais, on sait que notre magistrature stalinienne n’hésite pas à utiliser les justiciables pour bloquer les réformes votées par le Parlement. Aussi, l’idéal doit rester celui de la fermeture de l’école nationale du marxisme, pardon de la magistrature.

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