La révision des Lois Bioéthiques

Jean Paul II, Redemptor Hominis :

« Le développement de la technique, et le développement de la civilisation de notre temps marqué par la maîtrise de la technique, exigent un développement proportionnel de la vie morale et de l’éthique».

Nous allons bientôt revenir sur les lois bioéthiques selon le principe assez justifié du retour pour évaluer les textes en fonction de l’évolution scientifique.

Mais ce principe masque une question plus fondamentale : une société développée scientifiquement et technologiquement dont le visage politique est celui d’une République laïque doit-elle rencontrer des limites et lesquelles ?

Pour un chrétien, pour un religieux en général, des frontières spirituelles se dressent, parfois à tort d’ailleurs, devant les progrès de la science. Mais qu’en est-il si l’on se réclame d’une laïcité matérialiste ?

Deux épouvantails se dressent : celui du nazisme bien sûr, avec ce spécialiste appelé à TREBLINKA pour étudier la manière la plus efficace et la plus économique d’éliminer les cadavres. Mais aussi celui du « Meilleur des Mondes » d’Aldous HUXLEY, plus tragiquement drôle et dont nous nous rapprochons sans cesse.

La contraception, l’eugénisme, le clonage y sont installés dans une société à la fois individualiste et grégaire, hédoniste et socialiste, qui a définitivement dissous FORD et MARX dans la même bouillie matérialiste.

C’est cette évolution qu’il faut à tout prix éviter et nous ne pouvons y parvenir qu’en rappelant qu’il y a, même dans une République laïque, des valeurs sacrées dont l’origine chrétienne est d’ailleurs assez claire.

Au cœur de celle-ci figure l’humanisme intégral cher à MARITAIN, cette écologie humaine selon Jean- Paul II, qui interdit à l’homme d’être pour lui-même un objet que l’on fabrique, que l’on manipule et que l’on détruit, mais qui doit être au contraire sacré à ses propres yeux.

C’est d’ailleurs sous ce titre de « L’homme est sacré » que Pascal BRUCKNER a applaudi à la spiritualité laïque contenue dans la « Révolution de l’Amour » de Luc FERRY. C’est au nom de cette révolution que nous devons plus que jamais être conservateurs et refuser aussi bien l’eugénisme hypocrite, la réduction de l’embryon à la matière première d’expérience, et l’anéantissement subreptice de la famille.

5 commentaires

  1. Grégory - 29 octobre 2010 19 h 15 min

    Monsieur le député,
    Mettre au même niveau « La contraception, l’eugénisme, le clonage » vous allez vous faire de nouveaux amis, ou plutôt de nouvelles amies, chez les féministes cette fois…

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  2. Thibault Loosveld - 30 octobre 2010 21 h 52 min

    Voici un exemple de société grégaire et hédoniste: http://rugbydump.blogspot.com/2010/10/midweek-madness-stade-de-france-pre.html !

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  3. Margay - 4 novembre 2010 9 h 07 min

    Bravo et Merci Monsieur le député!!!

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  4. P-Yves - 4 novembre 2010 10 h 33 min

    Je tiens à vous féliciter pour cette courageuse prise de position. La bien-pensance et le politiquement correct vont encore s’acharner contre votre personne. Je vous donne ci-dessous un tableau statistique (forcément tabou) qui démontre le lien intrinsèque entre contraception et divorce (notamment les derniers tableaux en bas des pages 3 et 4) :

    http://www.sos-papa.net/pages/divorce2003.pdf

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  5. Marie - 4 novembre 2010 13 h 03 min

    Merci Monsieur le Député. Je suis heureux de constater votre bon sens doublé de références solides qui permettent de penser que vos prises de position sont solides, et non fluctuantes au gré du vent ou des courants.
    Merci et soyez assuré de mon fidèle soutien,

    Marie

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