Ambiance tendue à l’Elysée

A l'Elysée

A l'Elysée

Les députés UMP étaient ce midi à l’Elysée dans le cadre de l’invitation devenue mensuelle. Le climat extérieur avait largement pénétré et envahi la salle des fêtes. Le Président de la République était manifestement moins à l’aise que d’habitude. Il a laissé immédiatement place aux questions, et a conclu par des remerciements appuyés aux parlementaires présents. Le début lapidaire et la fin inhabituellement empathique trahissaient une tension, que quelques arguments vibrants à l’encontre de la gauche, et certaines crispations du visage, renforçaient encore. Ce fut d’abord le rappel des résultats économiques de notre pays, meilleurs que ceux des voisins, et du rôle joué par la France dans la réponse à la crise, notamment lors de la présidence française du Conseil de l’Union européenne. Il y avait manifestement la volonté de souligner le sans-faute de l’exécutif en face des critiques d’une gauche oublieuse de ses turpitudes, et irresponsables dans ses positions. Le Président tint à renouveler son soutien à Éric Woerth dont il précisa qu’il avait été nommé trésorier de l’UMP par Alain Juppé… Nicolas Sarkozy a manifestement pris des coups et se prépare à la riposte, notamment à l’occasion du débat sur les retraites, à la rentrée. Quant aux ministres qui ont quelque peu défrayé la chronique, il a déclaré en tirer les conséquences avec François Fillon. Autrement dit, le remaniement est en route, et le nombre des ministres va être réduit. Plus détendu à la fin de la réunion, le Président a fait allusion lui-même à l’invitation de Thierry Henry, non sans dire avec amusement : « depuis que je suis Secrétaire d’État aux Sports… »

Bref, un Président touché, mais qui ne renonce à rien !

4 commentaires

  1. Lucia - 30 juin 2010 17 h 03 min

    En 2012 ce menteur ne sera plus là, moi je mise sur Marine!

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  2. Thibault Loosveld - 30 juin 2010 20 h 02 min

    @ Lucia

    Puisque vous misez sur Madame Marine Le Pen, je me permets de vous demander ce que vous pensez « du secret des réunions ministérielles » qu’elle déclare connaître.

    http://www.frontnational.com/?p=5340

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  3. Courouve - 1 juillet 2010 7 h 33 min

    Merci pour cet exposé clair, précis et de bon ton/

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  4. seb - 1 juillet 2010 10 h 30 min

    Un peu de musique pour commencer.

    Je vous remercie, Monsieur le député, de nous faire un petit « exposé » de ce qui s’est dit à l’Elysée. Il est probable que nous l’aurions su, via le « gossip girl » des politiques – les indiscrets.com – mais je préfère que vous nous le disiez en direct plutôt que, comme le font j’en suis persuadé certains de vos collègues (contre 150 euros par « info » ?), via ce site, assez sympa d’ailleurs, même s’il me déçoit par son coté « délateur ».

    Quelques questions et interrogations :

    1. Pourriez vous m’indiquer qui paye les réceptions à l’Elysée des députés UMP ? Est ce l’Elysée ? Est ce l’UMP ?

    A partir du moment où M. SARKOZY endosse la fonction officielle/officieuse de Président de l’UMP, en recevant exclusivement les députés UMP – et non l’ensemble des députés, voire à tout le moins ceux de la « majorité » qui ne se restreignent pas à l’UMP – il me semble que la charge devrait en revenir à l’UMP. Le contribuable n’ayant pas à financer les séances de calinothérapie du Président officieux/officiel de l’UMP…Pas plus qu’il n’a à supporter le coût des diners de M. WOERTH, dans des bâtiments du Ministère des Finances, avec des donateurs de l’UMP.

    Un tel mélange des genres n’est pas supportable.

    2. A l’évidence, M. SARKOZY s’est encore couvert de fleurs. Alors qu’il n’y avait pas de quoi. Si la France s’en est « mieux sortie » que ses partenaires européens, cela est due à trois choses :
    -sa croissance est moins dépendante des exportations que l’Allemagne. Comprenez que la France dispose d’un marché intérieur qui lui assure une protection quand le monde s’emballe

    parce que la crise immobilière l’a moins frappée que l’Espagne ou que le Royaume-Uni, que ses ménages et ses entreprises étaient moins endettés que les espagnols et les britanniques, ou encore que son plan de relance lui a permis de soutenir le pouvoir d’achat des ménages, au contraire de l’Italie.

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