Non au cumul des mandats : présence et responsabilité.

Petit déjeuner avec Guy Carcassonne

Décidément, Guy Carcassonne me plaît beaucoup. Il avait largement inspiré ma proposition de loi sur la burqa. J’approuve quasi-entièrement la réflexion qu’il a faite ce matin dans le cadre de la Fondation Concorde sur le cumul des mandats. Historiquement instauré par la gauche lors des élections cantonales de 1976, ce système est devenu un vice Français qui facilite l’élection et permet la conservation d’un titre lorsqu’on en perd un autre. Cette pratique est à la fois souhaitée par les partis qui y voient une chance de succès supplémentaire en raison de l’implantation  des candidats et acceptée par la population qui vote pour ceux-ci. C’est néanmoins la cause de l’absentéisme parlementaire, et de la difficulté d’appréhender l’intérêt national en tant que représentant de la Nation, lorsque l’élu privilégie de manière pragmatique les objectifs locaux.

A ma question sur la nécessité pour les élus de jouir d’une légitimité locale pour consolider leur indépendance à l’égard du parti, Guy Carcassonne a répondu d’une manière très satisfaisante en souhaitant à la fois l’élection uninominale par circonscription et l’absence de cumul. Il a même été jusqu’à évoquer le cursus honorum, qui chez les romains obligeait les candidats aux fonctions les plus importantes à en avoir occupées auparavant de moins éminentes. Cette idée me convient particulièrement. Je pense que l’accès au mandat de député ne devrait être ouverte qu’à des candidats ayant exercé des mandats locaux, et même, et cela m’est plus personnel, ayant assuré une vie professionnelle authentique, en-dehors de la politique. Je doute que cela soit possible constitutionnellement, mais ce serait le moyen de rendre la politique à la fois plus accessible et plus respectable. Guy Carcassonne a quand même évoqué le risque de la technocratie, qui assure l’intérêt général par défaut, et s’est félicité de la présence de « hurons », c’est-à-dire de non-spécialistes au sein des commissions. Il a raison sur toute la ligne.

Un député à temps plein !

Présence à Paris, à l’Assemblée et ailleurs, pour voter la loi, mais aussi pour défendre les droits et les intérêts légitimes des habitants de ma circonscription, telle est la mission d’un parlementaire à temps plein qui multiplie les contacts et les informations en fin de semaine pour en tirer le plus grand profit collectif dans la capitale. C’est ainsi, par exemple, que je serai cet après-midi à Bercy  -Ministère de l’Industrie- pour étudier avec Christian Estrosi, 4 dossiers d’entreprise dont celui de SCA Linselles, en présence des représentants syndicaux.

Présence et responsabilité, aussi, pour les familles.

Cet après-midi, je voterai la PPL de mon collègue Ciotti pour responsabiliser davantage les familles quant à la présence régulière des enfants à l’école. Non seulement, celle-ci est indispensable à une formation qui est offerte par la collectivité, qui doit légitimement en tirer avantage, mais encore c’est pour les enfants le moyen le plus sur d’échapper aux risques de la rue. L’école est l’un de ces droits-créances auxquels notre société est parfois trop attachée. Ceux-ci ne doivent être reconnus que dans la mesure ou l’on instaure avec le plus grand équilibre possible une exigence, celle de respecter des devoirs pour ceux qui prétendent exercer des droits.

2 commentaires

  1. Jacqueline - 1 juillet 2010 9 h 17 min

    oui, nous en avons assez des cumuls et de l’absence du maire ds sa commune,
    et de la sensation de puissance que ça leur procure , ils deviennent coupés
    de la réalité.
    A défaut du cumul, qu’ils ne perçoivent qe la rémunération la plus importante, et qu’ils ne distribuent
    pas les sommes écrêtées à leurs adjoints, les rendant des « obligés ».
    C’est ça leur force, les voitures avec chauffeur à temps plein, ce n’est pas une obligation mais c’est devenu une coutume
    détestable.
    B
    Je suis à l’Ass Nle aujourd’hui avec un grope de Chatelaillon et JLouis Léonard.
    Bonne journée

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  2. Christian Vanneste - 1 juillet 2010 9 h 19 min

    Vous saluerez de ma part Jean-Louis !

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