Meremptoire et sans vergogne

La suffisance du PS n’a d’égale que son insuffisance.

Du haut de leur possession de droit divin de la vérité et du bien, les socialistes viennent de se livrer par la voix de Madame Aubry à leur travers favori de donneurs de leçons.

Leçon de morale en comparant le Président de la République à l’escroc Madoff. Leçon d’économie en dénonçant les déficits et la dette. Cours de catéchisme enfin en reprochant à Nicolas Sarkozy d’oser s’en prendre à Dieu, feu le Président Mitterrand, l’icône socialiste est sacrée.

La contradiction entre l’injure de la comparaison et la religiosité du reproche sauterait aux yeux du moins perspicace, mais non, Madame la Secrétaire étale son mépris pour la vulgarité du Chef de l’État actuel, révélant ainsi son sens aigu du respect dû au peuple, à celui qu’il a élu, et aux signes de l’appartenance au grand nombre.

Que depuis 1981, même lorsque les vaches étaient grasses, la France a été en déficit ne la trouble pas.

Que la retraite à 60 ans, et les 35 heures ont été financées à crédit, à contre-temps et en empruntant aux générations futures les moyens de la démagogie ne la gêne pas.

Madame Aubry nous rappelle simplement que la lutte pour le pouvoir est l’essentiel de la politique pour son camp. Tous les moyens sont donc permis.

Pour ceux qui siégeaient à la droite du roi, l’ordre et le maintien de l’unité nationale étaient plus importants que le combat.

Que cette leçon donnée par un cancre nous soit utile. L’ouverture n’a servi à rien. Elle n’a été qu’une preuve de faiblesse. Mitterrand a été un vichyste déterminé et un résistant tardif, un ambitieux sans limite et qui n’a servi ni la grandeur ni l’honneur de la France et qui n’a même pas assuré le mieux être des français. Ceux qui ont cru habile de l’encenser n’ont dans le fond que ce qu’ils méritent.

2 commentaires

  1. hennart - 31 mai 2010 16 h 14 min

    Et n’oublions pas la deuxième famille entretenue à nos frais bien entendu!!

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  2. Thibault Loosveld - 31 mai 2010 18 h 57 min

    Puisque Martine Delors cherche à imposer le culte de François Mitterrand, rappelons le contenu de sa lettre du 22 avril 1942 après le retour au pouvoir du socialiste Laval:
     » Laval est sûrement décidé à nous tirer d’affaire. Sa méthode nous paraît mauvaise ? Savons-nous vraiment ce qu’elle est ? Si elle nous permet de durer, elle est et sera bonne. « 

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