2 commentaires

  1. babeil - 6 octobre 2009 0 h 19 min

    C’est la lecture de votre note précédente qui m’a procuré un beau moment d’hilarité. Si cette loi vise à interdire les vêtements, parmi lesquels la burqa, empêchant l’identification des personnes sur la voie publique, c’est bien que l’identification des musulmanes est selon vous nécessaire dans un but sécuritaire. Elles deviendraient donc des suspectes potentielles de crimes et délits. Sans vouloir faire preuve de préjugés, outre le fait qu’elles n’ont pas vraiment le profil du caïd du coin, du voleur, du violeur, du braqueur de banques, du traffiquant, du meurtrier, suggérez vous qu’un de ces criminels pourrait avoir l’idée de se cacher sous une burqa afin de n’être reconnu ni par les forces de l’ordre ni par les caméras? C’est à mon avis un scénario très peu probable voire rocambolesque.
    Quant aux terroristes corses, pensez vous sincèrement qu’ils respecteront une loi exigeant le retraît de leur cagoule? Cette proposition de loi est absurde, dans le sens qu’elle prétend contraindre des hors la loi endurcis à se démasquer. Mais aucun d’entre eux ne le fera. Si le seul intérêt de votre proposition est de faire régresser davantage les droits et libertés individuelles des musulmanes, je vous réponds mission accomplie, mais de grâce n’instrumentalisez pas le problème de l’insécurité qui n’est ici qu’un prétexte. Pour voir le visage d’un assassin, il ne suffit pas d’une loi lui demandant poliment d’ôter ce qui lui couvre la tête et prendre la pose devant la caméra; il faut d’abord l’arrêter puis lui enlever la cagoule de force. Il ne va pas exécuter de son plein gré.
    En résumé, votre proposition pénalisera les personnes qui n’ont rien à se reprocher, telles les musulmanes voilées, mais n’aura en revanche aucune influence sur le comportement des auteurs de vraies infractions, ceux qui sèment le désordre, des assassins en puissance.
    Quant à dire que l’interdiction de la burqa n’est pas motivée par une quelconque idéologie, cela fait doucement sourire au lu des dernières notes que vous avez rédigées sur le sujet il y a quelques semaines. Votre position et les raisons de cette interdiction étaient très claires. Ayez au moins le courage d’assumer vos convictions !

    Enfin, pour votre information, une « démocratie libérale » pour reprendre votre expression ne se borne pas à porter atteinte aux droits de l’être humain. Au contraire, elles laissent la société disposer d’un maximum de libertés du moment qu’elles n’empiètent pas sur celles des autres et ne nuisent pas à autrui. Je ne vois absolument rien qui justifie l’obligation à un citoyen de montrer qui il est face à des caméras, les questions de sécurité ou de prétendue défense des droits des femmes qui sont légalement les mêmes que ceux des hommes sur notre territoire ne tenant pas la route une minute. Et vu comme les policiers ne sont visiblement pas débordés puisqu’ils s’amusent à contrôler et harceler une dizaine de fois par jour les mêmes personnes dans certains ghettos sans motif apparent, ils peuvent donc prendre le temps de réclamer une pièce d’identité aux musulmanes voilées et leur demander de se découvrir temporairement, s’ils recherchent d’ailleurs quelqu’un en particulier, ce dont je doute fortement. Nul besoin d’une loi pour cela.

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  2. babeil - 7 octobre 2009 18 h 14 min

    Monsieur Vanneste,

    On ne peut prétendre combattre farouchement la pédophilie et garder le silence concernant une affaire de tourisme sexuel largement médiatisée impliquant une haute personnalité politique. L’affaire Polanski est certes grave, mais l’affaire Mitterrand l’est davantage encore, de par sa dimension prostitutionnelle, le très jeune âge possible des victimes et leur nombre, mais surtout le statut de la personne mise en cause, un représentant de l’état qui se doit d’être irréprochable, donner l’exemple et pourtant agit à l’opposé des valeurs démocratiques et républicaines de notre pays qu’il est censé promouvoir.
    Dans l’affaire Polanski, les réactions de condamnations du cinéaste ont été plutôt tardives, bien après les nombreux soutiens qui lui ont été apportés. Permettez moi donc de douter de la sincérité de certaines de ces condamnations, qui relevaient plus de l’opportunisme, de la stratégie, d’une décision murement réfléchie et de la peur d’être catalogué par l’opinion que d’une profonde indignation morale et éthique.
    Afin de gommer cette impression, pourriez vous rédiger une note dès que possible sur l’affaire Mitterrand en précisant votre opinion, et éventuellement les différents moyens possibles de condamner concrètement et LEGALEMENT ces actes ignobles?

    Je vous remercie d’avance.

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