Sécurité et RATP

Dans un courrier envoyé le 8 avril dernier au Président de la RATP, Pierre Mongin, et au Ministre des Transports, Dominique Bussereau, je faisais part de ma stupéfaction devant une vidéo qui passait en boucle sur internet montrant la longue agression, le 7 décembre dernier dans un noctilien de la ligne 2, à Paris, d’un passager par un groupe d’énergumènes violents.

Après avoir reçu la réponse du Président de la RATP le 23 avril dernier, voici celle du ministre :

Mot clés:

1 commentaire

  1. seb - 22 juillet 2009 0 h 45 min

    Réponses à vos questions :

    –Quelles sont les poursuites qui vont être engagées à l’encontre des agresseurs ?

    Aucune. En effet, la France est un pays merveilleux, où l’on dépense des fortunes pour renforcer notre police, le système de video surveillance (dont les effets ne sont guère probants, puisque vous avez pu le constater, mise à part interpeller (via Internet : aucun autre média n’ayant repris l’information…Pour une raison simple : la « victime » était blanche. Ce n’est pas du racisme…C’est une réalité. Comme la médiatisation à outrance envers certains édifices religieux, et l’indifférence complète envers d’autres…) un élu connaissant les NTIC)…Mais où l’on omet de donner quelques crédits aux tribunaux, qui dès lors, sont dans l’incapacité de faire respecter les lois (souvent très répressives) de notre chère France.

    Et quand ils le peuvent…Les délinquants passent très vite la sortie, faute de preuves (allez prouver que le tabasseur est untel !)…Ou de…Solvabilité !

    Il est vrai que le Parlement ne donne guère l’ex en la matière…Ou du moins, pas le bon. Le 15 juillet, la mort dans l’âme, mais la main bien appuyée sur le bouton, les députés de la « Nation » n’ont ils pas voté un texte qui légalise le viol d’une loi ? Que les délinquants soient en cols blancs et cravates et non en jogging et casquette à l’envers n’y change rien. Le fait demeure : l’Etat s’incline devant la délinquance. Alors pourquoi se priver n’est ce pas ?

    –En second lieu, quelle sanction va être prise à l’encontre de l’agent ?

    Aucune. Ce dernier, en tant qu’agent de la FP n’a aucune responsabilité. Et pour le coup…On peut comprendre que l’agent ne soit pas intervenu : un agent blessé…Et voilà les syndicats sur le pied de guerre, les partis politiques prêts à renflouer le reseau, et le Parlement prêt à voter (encore) une loi innefficace mais utile politiciennement…Mais surtout le président de cette brave entreprise publique démis de ses fonctions. En revanche…Un usager, tout le monde s’en moque. Surtout s’il est Français, blanc, homme, et catholique.

    –En troisième lieu, quelles sont les mesures techniques qui vont être mises en oeuvre pour que ce genre de situation ne se reproduise pas ?

    Aucune. On va jouer les êtres martiaux pendant quelques temps…Mais comme vous le disent très bien le Ministre et le Président de la RATP…On ne va rien faire.

    Que vous disent ils ? Que tout est en place pour assurer la « sécurité »? C’est faux ! Il y a certes des caméras…Mais qu’est ce qui empêche l’acte d’être commis ? Surveiller un viol, une agression, une humiliation…N’empêche aucunement que l’on blesse une personne, que l’on violente une femme, ou qu’on humilie un etre vivant.

    La seule chose qui pourrait empêcher l’agression, le viol, l’humiliation…C’est une réaction des « passagers ». De ce qu’on appelle « la majorité silencieuse ». Laquelle « majorité silencieuse » est forte par le nombre…Mais est craintive (et cela se comprend) vis à vis de certains individus, ou bandes.

    Je ne fais généralement pas la promotion des campagnes gouvernementales « de choc » mais je crois que là, en la circonstance, c’est le seul véritable, et seul moyen, efficace.

    Mais attention : il ne s’agit pas de prendre les citoyens pour des idiots. On peut mobiliser cette fameuse « majorité silencieuse »…Mais pas en lui racontant n’importe quoi, ni en la considérant comme enfantine…Et je pèse mes mots.

    Par ailleurs…Une telle « campagne » ne saurait être utile (et de bon sens) que si, et seulement si…Les parlementaires se décident à utiliser « à bon escient » l’argent public.

    Faire des lois répressives, c’est facile. Les faire appliquer, c’est plus dur. Il conviendrait donc que le Parlement fasse, pur chacune des lois qui viennent devant lui, comme n’importe quel créateur d’entreprise :
    –une analyse sectorielle : comment lutter contre ce qu’on ne connait pas ?
    –une analyse de l’existant : qu’est ce qui marche, qu’est ce qui ne marche pas. Pourquoi. Bref, quels sont les facteurs clés de succès pour lutter contre la délinquance sous toutes ses formes.
    –une analyse des possibilités : qu’est ce que l’Etat peut faire pour améliorer le système ? Et comment ? Quelle est la faisabilité technique, juridique, politique, économique, financière, sociale, environnementale, d’une telle politique ?
    –test de probabilité : pour étudier la perception d’un produit, on propose aux consommateurs de l’essayer. Et bien, qu’on fasse la même chose avec la loi : ville test. Et si la chose est possible – ce n’est pas toujours le cas…Et ce n’est pas non plus forcément nécessaire – élargir la loi au périmètre national.
    –un test de l’efficacité : rien de mieux que de se confronter au réél pour comprendre une situation. Pourquoi ne pas le faire…Aussi, avec la loi ? Il va de soi que lorsqu’un Ministre « de l’Intérieur » ou « des Transports » propose de renforcer l’aspect « sécuritaire »…Il convient, dans le même temps, que le Ministre de la Justice et celui du Budget participent aux réunions ! Un peu comme dans une entreprise ou une famille, où l’on ne peut pas décider tout seul…Sinon on se plante…On a besoin du concours du responsable technique, du responsable marketing, du responsable financier, de la mère, du père, des enfants, des oncles et tantes…

    P. S : c’est normal que le Ministre vous appelle « Christian »? Un peu familier, je trouve…En privé, je peux comprendre…Mais un Ministre devrait avoir plus de respect envers un représentant de notre chère, tendre, et douce France. Je vous vois mal interpeller celui ci, lors des questions au Gouvernement, par un « Dominique » !

    Répondre

Répondre à sebAnnuler la réponse