Affaire Vanneste : une décision libératrice

Justice : le député Christian Vanneste a été blanchi par la Cour de Cassation après avoir été condamné pour homophobie.

« Depuis hier, j’ai beaucoup d’amis ! » lance avec ravissement Christian Vanneste. Il a suffi d’un arrêt -définitif- de la Cour de Cassation, le 12 novembre pour mettre un fin à la longue quarantaine idéologique dont souffrait Christian Vanneste au sein de la classe politique.

C’était en décembre 2004, dans le cadre du vote sur la création de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et l’égalité), une instance que ce député dénonçait comme « liberticide« . (…)

Seule la Cour de Cassation avait le pouvoir de casser ces décisions. Ce qu’elle a fait avec un courage indéniable, estime François Billot, auteur de l’Affaire Vanneste (Guibert, 2008) : « Cela va contre le pseudo-sens de l’Histoire, contre le milieu ambiant et les médias !« . L’auteur du livre, cadre à l’UMP, n’est pas totalement étranger à cette décision (…).

Interrogé par FC, Christian Vanneste explique la portée de cet arrêt, qui fera désormais jurisprudence : « cela ouvre plusieurs espaces de liberté. On reconnait aux parlementaires un droit à la libre parole ; on favorise un vrai dialogue des convictions dans la démocratie ; on remet en cause le mode d’action antidémocratique de certains lobbies. Tout travail législatif suppose en effet un débat serein, en fonction de l’intérêt général« . Le combat de Christian Vanneste demeure celui d’un parlementaire contre toutes les formes de pression susceptibles de brouiller le jugement des élus : « Le danger des lobbies est de fausser le processus de décision en jouant tour à tour sur les registres de l’émotion, de l’urgence ou en imposant le silence sur des questions vitales« .

L’omerta est terminée. En invoquant le principe de la liberté d’expression, la Cour de Cassation a dépassé les bornes de l’affaire Vanneste. « La liberté d’expression ne consiste pas à pouvoir dire n’importe quoi, commente Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, c’est une liberté constructive, en vue d’une finalité« . On peut en user en toute légalité. (…)

♦ Samuel Pruvot, dans Famille Chrétienne, semaine du 22 novembre 2008

Lire également l’éditorial -excellent- de Marie-Joëlle Guillaume : l’arrêt de la Cour de Cassation est une victoire de l’intelligence sur l’intimidation.

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5 commentaires

  1. lekieffre marcel - 29 novembre 2008 19 h 21 min

    Enfin une victoire!!! Je pense aux heures glorieuses de la France. Tout n’est peut être pas perdu. Merci Monsieur le député.

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  2. seb - 30 novembre 2008 14 h 04 min

    Il faut supprimer la Halde !

    « Gasface : la Halde ne fera rien

    L’Agrif a décidé de poursuivre cette ignominie. Interrogée par Novopress, la Halde a répondu :

    « les propos ou images à caractères racistes ne constituent pas une discrimination ».

    Sic. Il faut dire que la directrice juridique adjointe de la Halde, Sophie la Traverse, qui a répondu, est conseillée par Mouloud Aounit (secrétaire général du MRAP), Philippe Benessaya (Vice-président de la LICRA), Mohamed Oussedik (CGT) et Samuel Thomas (SOS-racisme).

    Les « Blancs » n’ont donc droit à aucun respect. »

    Heureusement…Les citoyens sont censés être égaux en droit !

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  4. seb - 1 décembre 2008 14 h 04 min

    Lu dans Le Monde :

    Si la majorité des personnes ayant appris qu’elles étaient séropositives en 2007 ont été contaminées lors de rapports hétérosexuels (60 %), la proportion d’homosexuels parmi les nouveaux diagnostics de séropositivité a augmenté au cours des cinq dernières années, passant de 26 % en 2003 à 38 % en 2007.

    Vous avez bien lu : 2-3% des Français (proportion ayant régulièrement des rapports homosexuels) concentrent près de 40% des nouveaux diagnostics de séropositivité. Que fait le gouvernement ? Au lieu de décourager le comportement homosexuel, il en fait la propagande à l’école…

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  5. seb - 1 décembre 2008 17 h 20 min

    Ca y est : le Président a perdu la tête !

    A la demande de Nicolas Sarkozy et après un an de concertation avec les inspecteurs, les propriétaires d’auto-école, les associations de jeunes ou de victimes de la route, le ministère des Transports devrait tracer les grandes lignes du nouveau permis de conduire. Parmi les innovations, l’épreuve du code de conduite pourrait désormais se passer sur ordinateur avec des questionnaires individualisés et même….DANS UNE AUTRE LANGUE QUE LE FRANCAIS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    LE PRESIDENT IGNORE DONC A CE POINT LA CONSTITUTION DU PAYS : la langue OFFICIELLE de la FRANCE est le FRANCAIS ! C’est si dur à comprendre ?

    Commence à m’énerver ces « oublis » répétés de la part de celui qui en principe doit GARANTIR la CONSTITUTION !

    Y a t il un parlementaire qui « osera » le lui rappeler ?

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