Le retour…

(Article de Nord Éclair du 29 juillet 2008)

 

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Est-il de retour ?

Presque six mois après sa défaite aux municipales, Christian Vanneste est en vacances après une session parlementaire ponctuée par la réforme des institutions, pour laquelle il a refait parler de lui au plan national. Mais reviendra-t-il sur le terrain… tourquennois ?

JEAN-FRANÇOIS REBISCHUNG > Canard Enchaîné de la semaine dernière, le président de la République se serait vanté d’avoir « retourné personnellement » 7 parlementaires pour le vote sur la réforme des institutions. Christian Vanneste fait-il partie du lot ?
En vacances depuis la fin de la session, le député de Tourcoing a en effet refait parler de lui à la veille du Congrès de Versailles. Après avoir dit « non », il a finalement dit « oui » à une réforme qu’il trouve « inutile » (Nord éclair du 22 juillet) « pour ne pas enrailler une politique de réformes qui va dans le bon sens… ».
Le député serait-il devenu un de ces élus béni-oui-oui qu’il fustige ? Non. Christian Vanneste a eu Nicolas Sarkozy au téléphone à deux reprises ( « des échanges francs qui ne peuvent pas être qualifiés de pressions », souligne-t-il) et, comme il l’écrit sur son blog (christianvanneste.fr), il aurait fait savoir au chef de l’État ce qu’il pense de l’ambiance du moment. Car si au terme de la session Christian Vanneste note « beaucoup d’avancées » (comme en matières de justice ou de social avec les heures sup’), il continue de dénoncer « une communication souvent défaillante », fait, non pas du président, comme d’autres le disent, mais du « gouvernement et de son environnement technocratique… » . Du reste, toujours à lire le blog du parlementaire, on le sent parfois plus à l’aise avec sa casquette du CNI qu’avec son écharpe de l’UMP.

Pas toujours à l’aise ?

« C’est ce que j’ai dit au Président… Il faut qu’il ait une aile conservatrice… Et le CNI doit être cette aile conservatrice. » Le député veut-il lâcher son étiquette UMP ? « Ce n’est pas du tout ce qui m’ait demandé », sourit-il. Christian Vanneste – qui apprécie beaucoup un Xavier Bertrand non énarque et qui ne manque pas de flinguer en coulisse ou sur son blog une Nadine Morano n’incarnant pas ses valeurs, à commencer par celles de la famille – reste pour « la critique interne » côté UMP. « Je ne critique pas le CNI car ça n’aurait aucun intérêt dans la mesure où il n’est pas actuellement une force politique qui pèse suffisamment pour que la critique à l’extérieur ait la moindre efficacité. En revanche, la critique que peut faire un CNI à l’UMP, je pense que ça a beaucoup d’importance. Car chacune de ces critiques doit être considérée comme une volonté de redresser la barre. » Pas sûr que tout le monde à droite partage l’analyse…
Le député s’en fiche. Son nouvel échec aux municipales ne l’a pas changé. Il continue de revendiquer sa liberté de parole et de rêver d’un bipartisme « avec des libéraux conservateurs à droite et des libéraux libertaires à gauche… »
« Mon absence ne va pas durer »
Ses considérations et ses rêves d’un autre monde politique ont-ils fini par l’éloigner définitivement de la vie locale ? Depuis sa décision de ne plus siéger sur le banc de l’opposition tourquennoise, le député est moins sur le terrain. « Il nous fait le coup à chaque fois. Il arrête six mois et après il revient », commente un socialiste. La fin des six mois approche. Pour Christian Vanneste, il fallait laisser le temps à la nouvelle opposition de se mettre en place. « Elle est pugnace, très présente, elle a un ton plus jeune, c’est une bonne chose. Je pense que mon retrait volontaire et momentané et l’arrivée de la nouvelle opposition vont dans le bon sens. » Le député retrouvera-t-il le terrain tourquennois à la rentrée ? « Vous pouvez rassurer la majorité, mon absence ne va pas durer », ironise-t-il en (re)qualifiant de « paillettes et démagogie » la politique de Michel-François Delannoy. On ne se refait pas…
Cela dit, le député se demande « s’il y a toujours une identité tourquennoise. Les Tourquennois ont voté comme les autres et c’est pour moi une énorme déception car ce que je souhaitais incarner, c’est le réveil de cette identité tourquennoise et je crains malheureusement que ça n’ait plus jamais lieu… » Des paroles pleine de modestie et promptes à donner du courage à ses successeurs. Après lui, le déluge ? Au lendemain des municipales, Christian Vanneste avait pourtant dit : « Je ne serai pas loin. » Alors rendez-vous, peut-être, à la rentrée.

3 commentaires

  1. therese - 31 juillet 2008 23 h 21 min

    Bonsoir à tous, je souhaite de tout mon coeur que notre Christian revienne, c’est un exellent député qui fait un travail admirable
    Christian méritait de devenir Maire il aurait fait beaucoup pour notre ville
    Pour l’instant notre cher Maire est trés présent mais le fera-t-il longtemps?certaines rues sont devenues plus propres mais d’autres font pitiés
    l’insécurité est réelle, de plus en plus de personnes agées se font agressées les JEUNES DELINQUANTS se croient tout permis etc…..
    Christian on est tous là derrière vous
    Vous avez encore de belles choses à accomplir
    Amitiés sincères
    A bientôt

    Thérèse Legley

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  2. Barbara - 1 août 2008 14 h 03 min

    Petite remarque orthographique : enraYer, avec Y. Ce verbe n’a rien à voir avec railler.

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  3. Thibault LOOSVELD - 1 août 2008 21 h 56 min

    Journaliste à Nord Eclair, M.REBISCHUNG ignore ou veut ignorer que Christian a posé le 13 mai 2008 au sujet de la pénalisation du révisionnisme une question pleine de bon sens. Devant l’Evidence, un homme de bon sens ne craint pas les propos d’un monstre.
    Mais le bon sens est exclu des livres socialistes.
    Peu de lycéens savent donc que Brazzaville était la capitale de la France libre, peu d’adultes connaissent Félix Eboué, peu de citoyens ressentent du dégoût et du mépris aux noms de Pétain et de Mitterrand.

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