Politique : l’affaire Vanneste

La Fondation de Service politique a bien voulu effectuer la recension du livre de François Billot sur l’Affaire Vanneste.L’Affaire Vanneste

Je cite :

Il y a trois ans, le Parlement français adoptait une loi portant création d’une Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, dite Halde. Ce texte modifie la loi de 1881 sur la liberté de la presse, en y introduisant des sanctions pénales à l’égard de ceux qui incitent à la haine, à la violence ou à la discrimination, notamment à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personne en raison de leur sexe ou de leur orientation sexuelle. Il en est de même pour l’injure et la diffamation.

François Billot, écrivain (Le Choix du Déclin, 2007, Ed. F.-X. de Guibert) et président de la Fédération Banque-finance-assurance de l’UMP, dresse un constat sévère sur les conditions dans lesquelles a été votée cette loi du 30 décembre 2004, et sur les conséquences tragiques qu’un tel dispositif peut avoir sur la liberté d’opinion et d’expression.

Lors de la discussion préalable à l’adoption du texte, plusieurs voix se sont élevées contre son caractère particulièrement liberticide. Des institutions aussi prestigieuses que la Commission nationale consultative des droits de l’homme, ou la Fédération nationale de la presse française, ont été jusqu’à demander le retrait pur et simple du projet, qui portait atteinte à l’égalité des droits en protégeant une catégorie de personne au profit d’une autre (argument basé sur la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme).

C’est dans ce contexte que Christian Vanneste, député du Nord et professeur agrégé de philosophie, a fait entendre son opposition à cette loi, qui identifie un groupe de personne simplement caractérisé par l’orientation sexuelle de ses membres, et qui ferait de ce fait l’objet d’une protection particulière. Mal lui en prit.


Assemblée nationaleL’indigence du rapport parlementaire, insuffisamment documenté sur un sujet aussi fondamental, ainsi que la vigueur de la répression prévue par la nouvelle loi, n’ont pourtant pas empêché les parlementaires d’adopter un texte explicitement anticonstitutionnel et portant atteinte à la liberté d’opinion…

Après s’être expliqué dans des termes identiques à ceux utilisés au sein de l’hémicycle devant quelques associations issues de la communauté homosexuelle, et ce en dehors de l’enceinte protectrice de l’Assemblée nationale, Christian Vanneste s’est vu dans le même temps mis au ban de son parti politique, jusqu’au refus de son investiture aux législatives de 2007 (quoique soutenu en sous-main), et condamné par le Tribunal correctionnel de Lille pour  » s’être rendu coupable d’injures à l’égard de personnes homosexuelles « , condamnation reprise par la Cour d’appel de Douai le 25 janvier 2007.

Trois volets de l’affaire sont amplement développés par l’auteur : politique, judiciaire et médiatique.

L’auteur, en illustrant son propos par l’affaire Vanneste, entend en réalité mobiliser contre la mise à mort de la liberté d’opinion et d’expression, les Français en général et les mondes politiques, judiciaires et médiatiques en particulier. À titre d’illustration, émettre une opinion sur le comportement de certaines personnes peut aboutir aujourd’hui à des sanctions pénales, d’autant plus choquantes qu’elles sont disproportionnées.

En dehors des différentes prises de position des médias sur le fond de l’affaire, ceux-ci apparaissent en première ligne comme les potentielles victimes d’un dispositif visant à museler la liberté d’opinion. L’affaire Vanneste en atteste.

1 commentaire

  1. PatrioteBBR - 29 mars 2008 11 h 18 min

    Comment peut on dire que l’UMP est un parti de droite , défendant les valeurs morales et familiales ?

    L’UMP de l’escro Sarkozy , est un PS bis , en effet après la nomination de la Morano nomée à la famille alors qu’elle est pour l’avortement, l’euthanasie, le mariage homo, l’adoption par des binomes et des paires homos , et aux Anciens Combattants, ou c’est le socialiste pro-FLNA Jean-Marie Bockel qui, le 22 janvier 2002, vota à l’Assemblée nationale, avec ses complices, la proposition de loi relative à la reconnaissance du 19 mars 1962 comme Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie. Aux Anciens Combattants un type qui retient un prétendu cessez-le-feu célébré par la FNACA, le PC et le FLN .

    Ceci dit , il est évident que la loi dites contre les propos dit « homophobe » est une aberration , couvé encore par le démagogue Sarkozy , à l’occasion de la soit disante l’agression inexperée de Sebastien Nouchet ….sauf que l’enquête de police revela que Sebastien Nouchet , ayant fait 19 tentatives de suicides ,soupçonné de 3 départs d’incendie dans son ancienne résidence , et ayant formellement reconnu son ignoble agresseur ….. un jeune homme en prison au moment des faits !!!! l’enquête de police suppose que c’est Nouchet qui s’est lui même brulé , et la decision de justice à été prise en conséquence .
    Encore une fois , Sarkozy (…) , aurait dû être prudent et attendre le résultat de l’enquête de police .

    La loi contre les propos dit homophobe est une aberration sur pluisieurs points , déjà , le terme homo-phobe , est un terme insignifiant étymologiquement ( homo = homme , phobie = peur irraisonnée ) , à la base ce n’est qu’un terme négatif inventé par les lobbyistes « gays » américains pour désigner leurs opposants , ceux qui n’approuvent pas leur mode de vie .

    L’utilisation du suffixe « phobe » tend à faire passer ceux qui n’aiment pas l’homosexualité pour des malades , or depuis quand rejeter une perversion sexuelle , est une phobie ?

    Jer signal au passage que biologiquement :

    Sexualité : ensemble des mécanismes liées à la reproduction sexuée .

    Perversion : déviation des tendances , des intincts , qui se traduit par un trouble du comportment .

    L’invention du terme « homophobe » et son combat contre , ne sont que des moyens de propagande du lobby homo dans le but d’homosexualiser la société , sans être inqiété par d’éventuels opposants , par exemple , n’a t’on pas entendu Fadela Amara dire qu’elle est pour le mariage homo et l’homoparentalité par ce que elle ne veut pas être taxé d’homophobe ?

    Il est évident que la loi contre l’homophobie est une violation de la liberté d’expression , contraire aux droits de l’hommes , mais d’une extreme aberration digne des pires dictatures , comment peut-on condamner une personnes qui exprime des faits biologiqument avéré , juste sous pretexte que c’est contraire à la mode du moment , politiquement incorrect , et que tout simplement la vérité blesse ?

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